Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Des Gens et des Faits

Un cœur brisé

62e partie


Résumé : Sabrina reproche encore à ses parents leur divorce. Elle trouve aussi que Riad était bien éduqué, et elle avoue à son père qu’elle était même sur le point de l’accepter comme beau-père. Une contradiction que son père n’apprécia pas.

 

Athmane soupire.
-Eh bien que veux-tu que je te dise ? Je sais que ta mère est têtue, mais tente d’entamer une discussion avec elle et parle-lui de ta rencontre avec Riad.
-Cela ne l’enchantera pas à coup sûr.
-Certainement, mais telle que je la connais, elle y réfléchira à deux fois avant de s’engager, si tu lui dévoiles la réalité.
Sabrina se mord les lèvres.
-Je ne sais pas si j’ai bien fait de rencontrer Riad.
-Tu as bien fait.
-Maman m’en voudra à mort.
-Pas lorsqu’elle saura la triste réalité.
-Eh bien, je pense que maintenant je n’ai plus le choix.
Athmane se sentit triste. Sa fille lui manquait. Il aurait aimé l’avoir auprès de lui.
Il repense à Halima avec un pincement au cœur. Elle aussi lui avait beaucoup manqué. Il n’avait jamais cessé de l’aimer.
Il prend une lente inspiration. Il va devoir se rendre à l’évidence : sa femme est encore bien jeune pour rester seule. Sabrina ne sera pas pour elle une éternelle compagne.
-Tu es là papa ?
Il coupe court à ses méditations et répond :
-Oui ma fille, je suis là. Je pensais à ta mère, c’est une femme formidable.
-Ça, je le sais ! Mais cela ne t’a pas empêché de la quitter.
-Ne remue pas le couteau dans la plaie, ma chérie. C’est elle qui voulait divorcer, on en a déjà parlé. J’ai tout essayé pour recoller les débris, mais elle n’en avait fait qu’à sa tête.
Il s’arrête de parler, puis demande :
-Et pour tes études ? Comment ça marche ?
-Bien, j’espère que tu viendras à ma soutenance.
-Essaye donc de m’en empêcher.
-Tu ramèneras aussi Toufik et Racim.
-C’est certain. Ils sont tellement fiers de leur sœur aînée.
-Moi aussi, je suis fière d’eux. Et tante Faïza ?
-Je ne sais pas si elle voudra venir, mais je lui en poserai la question. Tu sais bien qu’elle travaille !
-Oui. Elle, tu ne l’en a pas empêchée. Par contre maman...
-Non, Sabrina. Faïza ne travaillait pas lorsque ses enfants avaient encore besoin d’elle. Ce n’est que quand ils avaient rejoint le collège qu’elle a pris l’initiative d’occuper plus utilement son temps. Elle est infirmière, et les patients ne manquent pas à l’appel dans le centre de proximité où elle bosse, et en parallèle, elle contribue aux dépenses du foyer et m’aide dans la gérance du budget familial.
-Bien papa. Excuse-moi. Je ne suis qu’une égoïste.
-Mais non, si tu l’étais, tu ne te serais pas souciée de ta mère.
-Et de toi.


(À  SUIVRE)
Y. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER