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A la une / Des Gens et des Faits

Un cœur brisé

73e partie


Résumé : Non sans surprise, Sabrina reçoit un bouquet de fleurs de Riad. Ce dernier l’invitait aussi à dîner. Athmane appelle au même moment, et elle le mettra au courant de ce qui lui arrivait.

 

Athmane demeure sans voix quelques secondes.
-Il a courtisé la mère et maintenant il passe à la fille.
-Je ne pense pas qu’il me courtise.
-Comment qualifies-tu alors son geste ?
-Il veut peut-être maintenir une relation amicale entre nous.
Athmane pousse un soupir.
-Je ne pense pas, Sabrina. Cet homme cherche une consolation. Un remède à son manque d’affection.
-Mais ce n’est pas les femmes qui manquent.
-Certes. Néanmoins, je pense que tu lui plais.
-Moi ?
-Bien sûr, ma chérie. Cela
t’étonne ?
-Je ne vois vraiment pas comment tu as pu arriver à cette conclusion, papa.
-Écoute, ma puce. Certains hommes demeurent des enfants tout au long de leur vie. Leur maturité apparente n’est en réalité qu’un vernis.
Je pense que si Riad a consenti à mettre fin à sa relation avec Halima, c’est parce qu’il a conclu que c’était toi qui lui plaisait le plus.
C’est légitime aussi. Tu es plus jeune, plus belle, et vous êtes pratiquement de la même génération.
Il s’arrête de parler, puis demande :
-Cet homme te plaît-il, Sabrina ?
La question la surprend. Elle n’avait pas revu Riad ni pensé à lui depuis leur dernière rencontre. Elle s’était plongée corps et âme dans ses études et n’avait pas eu le temps de badiner avec les sentiments contradictoires d’un homme qui cherchait refuge à ses angoisses dans les bras d’une femme de l’âge de sa propre mère. Mais maintenant c’est bien elle qu’il courtise. Son père avait raison, les hommes demeurent d’éternels enfants.
-Sabrina. Tu es là ?
Elle se reprend.
-Oui, papa. Que dois-je donc
faire ?
-Rien. Tu acceptes les fleurs et tu lui fais un petit mot de remerciements, sans plus.
-Mais il m’invite aussi à dîner.
-Je ne te conseillerais pas de le revoir.
-Bien, papa. Devrais-je en toucher un mot à maman ?
Athmane réfléchit.
-Tôt ou tard, ta mère apprendra que Riad t’a envoyé ces fleurs. Si tu ne la mets pas tout de suite dans la confidence, cela risque de l’offusquer.
-Bien. Alors je ferais mieux de prendre les devants.


(À  SUIVRE)
Y. H.

 



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