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A la une / Des Gens et des Faits

La brûlure de la braise

81e partie


Résumé : Saad termine son récit sur un air triste. Grâce aux conseil de Souad, il avait réussi dans sa vie. Il avait longtemps cherché après elle. En vain. La journée tire à sa fin. Saad me rappelle son invitation à dîner.

 

Je jette un coup d’œil à ma montre…La journée était bien avancée et l’excitation habituelle, précédant le bouclage, me fera penser à une ruche d’abeilles. Les journalistes, qui venaient de rentrer de leurs missions, s’empressaient de remettre leurs papiers, et chacun y allait de son propre commentaire.
Saad se lève :
-Alors, nous t’attendons vers 20h...
Je fourre mes affaires dans mon cartable et quitte à mon tour la rédaction. Mon collègue habitait à la sortie de la ville. J’avais encore une bonne heure devant moi pour flâner en ville et acheter quelques petits cadeaux pour sa famille. Hizia doit être bien vieille maintenant, me dis-je… Et
Houria… ?
Je n’eus les réponses à ces questions que lorsque je me rendis chez Saad. Je connaissais déjà son épouse, et leurs deux enfants, et je fus charmée de rencontrer Hizia et sa fille. La première était une adorable grand-mère aux yeux doux et intelligents, et la seconde, une femme de grande classe qui gérait l’un des salons de coiffures les plus en vue dans la capitale. Elles furent enchantées de me rencontrer. Saad leur avait parlé de moi, et lors de ce dîner mémorable, il leur avouera qu’il venait de me raconter l’histoire de leur famille. À cette perspective, Houria sembla contrariée, mais Hizia relèvera son menton et lance :
-Il a bien fait. Maintenant, tu ne seras plus une étrangère parmi nous, puisque tu connais notre passé et notre présent.
-Voyons maman, s’insurge Saad. Je n’ai jamais considéré Hanane comme une étrangère. Cela fait des années que nous bossons ensemble dans le même canard…
Elle acquiesce :
-C’est le cas pour toi peut-être… Mais pour nous autres…
Houria se met à rire :
-Ma foi, pour moi non plus elle n’est pas une étrangère. C’est bien de Hanane la chroniqueuse qu’il s’agit… N’est-ce pas Saad ?
-Tout à fait.
Elle se remet à rire :
-Dire que je rêvais de la rencontrer… Et voilà que c’est fait au moment où je m’y attendais le moins.
-Pourquoi voulais-tu donc
la rencontrer ?
-Parce que je suis l’une de ses fans. Ses feuilletons me tiennent toujours en
haleine.
-Oh ! Je… Je ne fais que suivre mon inspiration. Je ne suis pas celle que tu crois Houria, lançais-je.
-Arrête donc de te sous-estimer. Pour moi tu seras toujours cette femme qui me permet de m’évader. Et puis pour être franche, je te pensais bien plus vieille, alors que tu sembles aussi jeune que mes enfants…
Je me sentais gênée devant toutes ces flatteries :
-Arrête Houria, tu vas me faire
rougir…
-Tant mieux. Tu n’en sera que plus belle. Euh…J’aimerais que tu me rendes visite au salon. Je serais ravie de te proposer quelques soins, et une jolie coupe de cheveux. Et nous pourrions discuter toutes les deux comme deux grandes dames.-Merci Houria. Je passerai sûrement pour te saluer. Tu es une chic femme, et je constate que Saad a bien de la chance d’avoir une sœur et une mère aussi charmantes.


(À  SUIVRE)
Y. H.

 



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