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A la une / Des Gens et des Faits

La brûlure de la braise

84e partie


Résumé : Je passe une agréable soirée et je m’extirpe difficilement à la conversation familiale. Saad m’accompagnera jusqu’à mon véhicule et reconnaît que sa mère demeurait attachée à ses origines. Serait-ce le cas pour ses enfants ?

 

Il soupire.
-La nouvelle génération est loin d’être logique dans ses raisonnements. On ne voit que le bout de son nez.
-Et toi, Saad ? Où s’arrête ta vision des choses ?
Il marque un temps de pause avant de lancer d’une voix triste :
-À Souad !
À ce moment-là, je me promets de faire tout mon possible pour retrouver la trace de cette femme.
Une semaine passe. J’avais déjà élaboré les premières parties du récit. J’avais aussi téléphoné à Ahmed, un confrère de Annaba, pour lui parler de cette femme estropiée qui avait travaillé dans un cabaret. Je lui avais donné tous les détails en ma possession afin qu’il tente de retrouver sa trace.
Un mois plus tard, Ahmed me contacte.
-J’ai des nouvelles pour ton enquête.
-Tu as retrouvé cette femme ?
-Oui. Enfin, j’ai pu dénicher quelques renseignements sur elle.
-Que devient-elle donc ? Elle doit avoir pris de l’âge, et cela m’étonnerait qu’elle bosse encore dans des cabarets.
-Effectivement, cela fait des années qu’elle n’a plus remis les pieds dans un cabaret.
-Que fait-elle alors ? Réside-t-elle toujours à Annaba.
-Si on veut.
-Ahmed cesse de me faire languir et dis-moi tout ce que tu as pu connaître sur Souad.
-Elle n’est plus de ce monde !
-Ah ! Elle est décédée donc. Mais depuis combien de temps ?
-Depuis plusieurs années.
-Où vivait-elle jusque-là ?
-Je n’ai pu trouver de réponse à cette question, pour la simple raison que cette malheureuse a été retrouvée sans vie sur un banc du square, une nuit d’hiver.
-Hein ? Elle est morte dans un square ?
-Oui. Elle a dû passer la nuit sur ce même banc, m’avait-on dit, et ne portait comme vêtement qu’une simple mlaya qui ne lui avait pas été d’un grand secours pour une nuit aussi glaciale que celle d’un mois de janvier.
-Pauvre fille !


(À  SUIVRE)
Y. H.

 



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