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A la une / Des Gens et des Faits

Un cœur brisé

84e partie

Résumé : À leur arrivée à Tamanrasset, Sabrina rejoint sa famille qui l’attendait. Riad hésite à se rapprocher et à se présenter, il voulait héler un taxi, lorsqu’il constate que Athmane venait d’avoir un malaise. Il volera alors à son secours.

 

Sabrina fronce les sourcils à sa vue.
-Encore toi ?
Mais le moment n’était pas propice aux reproches. Elle était aussi paniquée que sa belle-mère et ses demi-frères, et voulait demander une
ambulance.
Riad applique quelques compresses d’eau fraîche sur le front et la tête de Athmane qui, au bout de quelques secondes, reprendra connaissance. Le jeune homme l’aide à s’asseoir et lui tend la bouteille d’eau.
-Prenez quelques gorgées.
Athmane reprenait des
couleurs.
-On dirait que la chaleur ne vous sied pas ?
L’homme secoue la tête.
-Je suis un peu stressé ces derniers temps.
Il regarde autour de lui et remarque l’inquiétude qui se lisait sur les visages des siens.
-Désolé de vous avoir causé ce désagrément.
Les garçons s’approchèrent de lui et le prirent chacun par un bras, alors que Faïza et Sabrina semblaient figées par la peur.
-Allons, je ne suis pas encore mort. Rentrons à la maison. J’ai besoin de quelques heures de sommeil, et tout rentrera dans l’ordre.
-Ne ferais-tu pas mieux de te rendre à l’hôpital pour une consultation ?
Il sourit à sa fille.
-Je ne pense pas que ce petit malaise nécessite autant de
tapage.
Il se remet sur ses pieds et poursuit :
-Toutefois, pour vous rassurer tous, je vous promets de revoir mon médecin dès demain mais je vous assure que tout va bien.
-Je l’espère pour toi, papa, lance Sabrina, qui venait de reprendre ses esprits.
La foule s’étant dispersée, Athmane tire les clefs de son véhicule de sa poche et se tourne vers Riad.
-Merci jeune homme pour ton assistance. Si tu veux, nous pourrons te déposer à ta
destination.
-Vous n’êtes pas en état de conduire, ce serait une folie de prendre le volant après ce
malaise.
-Je t’assure que je me sens mieux.
Riad lève la main.
-Laissez-moi vous raccompagner.
-Mais...
-Laisse-le faire, papa, dit Racim.
Sabrina fronce les sourcils. Évidemment, même le destin s’en mêlait.
Son père hésite une seconde, puis tend les clefs de son véhicule à Riad.
-Je vois que je n’ai pas d’autre choix que de m’incliner devant ta proposition, mon fils. Aucun membre de ma famille ne possède un permis de conduire.


(À  SUIVRE)
Y. H.

 


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