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A la une / Des Gens et des Faits

41e partie

À tout jamais…

© Dessin/Ali Kebir.

Résumé : Le mariage est préparé en l’espace d’une semaine. Elle a invité Nawel qui n’en revient pas. Entre Idir et elle, c’était la guerre ; et là, ils se marient. Kamélia a décidé de ne pas porter de robe blanche. Elle a choisi une robe kabyle. Alors qu’elle fait son entrée dans la salle, elle remarque tout de suite les absents.

-Quelque chose ne va pas ?, demande Idir qui a remarqué son changement. Kami, c’est notre fête. On se marie une fois dans la vie. Oublie tout ce qui peut te rendre triste. Je ne veux plus te voir triste. 
-Je ne le suis pas.
Elle s’efforce de sourire. Elle trouve qu’il a raison. C’est leur fête, et la nouvelle vie qui les attend l’angoisse un peu. Elle se rend compte qu’elle devra vivre avec. 
Fathma l’interrompt dans ses pensées en les invitant à danser. Un groupe de musiciens anime la fête. Tous ceux qui sont présents chantent et dansent jusqu’à une heure très avancée de la nuit. 
-Ma tante, mes félicitations encore une fois. La fête est réussie. Le dîner était délicieux et l’animation magnifique. Je prendrais bien leur carte de visite. 
Fathma la remercie. Elle ne le lui dit pas, mais il y a eu des moments d’affolement en cuisine. Heureusement, les imperfections passent inaperçues. La fête aurait été un fiasco sans l’aide de Rosa et de ses cousines. 
-Ils doivent être arrivés chez eux, dit-elle à Rosa, en essuyant des larmes d’émotion. Ma fille est enfin mariée. Allah a comblé mes rêves. Je peux mourir tranquille.
-Non, pas maintenant. Louanges à Dieu, tu es en bonne santé, tout marche comme vous le voulez, réplique Rosa. Dans quelque temps, vous deviendrez grand-mère. 
-Inchallah ya Rebbi. C’est vrai. J’ai encore d’autres joies à partager avec eux.
À l’autre bout du village, les mariés se sont mis à l’aise dans le salon où on leur a préparé un plateau de fruits et des gâteaux orientaux. Idir sourit en voyant la théière. 
-Comme si on en avait besoin pour veiller, plaisante-t-il. 
À son absence de réaction, il se tourne vers Kamélia, perdue dans ses pensées. 
-Je donnerais un sou pour savoir à quoi tu penses en cet instant.
-Un sou seulement ?, répond-elle. Tu devras y mettre le prix. 
-Ton prix sera le mien. Dis-moi, je veux tout savoir. Tu es désormais ma femme, ma partenaire pour la vie. Je suis le plus heureux des hommes. Tu vois, moi, ce que j’ai sur le cœur et dans la tête, je le dis. Pas besoin d’y mettre un prix.
Kamélia rougit un peu. Il y a quelque temps, elle pensait finir sa vie seule, qu’elle ne connaîtrait jamais le bonheur et la voilà mariée en un temps record. Avec un bel homme.
-Je t’avais déjà rêvé.
-Moi aussi. Tu es la femme de mes rêves. Ce qu’on est en train de vivre, même dans cinquante ans je m’en souviendrai. Allez, viens.
 

(À SUIVRE)
T. M.
taosmhand@yahoo.com
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