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A la une / Des Gens et des Faits

54e partie

À tout jamais…

© Dessin/Ali Kebir

Résumé : Kamélia tente de le ramener à la raison. Elle lui rappelle qu’ils sont cousins, qu’il a une belle vie, qu’il doit penser à sa famille. Il ne doit pas détruire tout ce qu’il a construit ces dernières années, en cédant à la colère et à la rancœur. Rien ne l’arrêtera. Pas même la mort.  

L’espoir lui revient en se rappelant que son portable est posé sur le bahut. Il suffit qu’elle le prenne et rappelle le dernier numéro. Ils entendront leur conversation. Ils comprendront qu’il se passe quelque chose d’anormal chez elle. 
-Tewfik, je t’en prie, je t’en conjure ! 
Elle pense à lui parler de sa grossesse mais elle a peur que cela ravive encore plus sa colère. Elle essuie ses larmes et feint d’avoir un malaise. Elle se laisse tomber et espère qu’il aura un peu de pitié pour elle. 
-Lève-toi !, lui ordonne-t-il. 
-J’ai le cœur au bord des lèvres. J’ai la tête qui tourne, dit-elle. Tewfik, je t’en prie ! Je te jure que je ne suis pas bien. 
-Ce doit être à cause de ton état, en conclut-il. Je sais que tu attends un enfant de lui. Cela fait des jours et des jours que je vous épie. Je sais tout de votre vie. 
-Ce bébé n’a rien à avoir avec ce qui t’est arrivé, murmure-t-elle. Je t’en prie, pars avant qu’il ne soit trop tard. 
-Allez ! Lève-toi. 
Kamélia se relève péniblement, elle a les jambes en coton. Elle s’arrange pour se rapprocher du bahut, s’y appuie, et alors qu’elle tente de prendre son téléphone, il vient vers elle et le saisit pour le jeter sur le sol et le casser. 
-Tu me crois aveugle, ma parole ! 
-Tewfik, au nom de l’amour que tu me portais ! 
Mais il l’interrompt, se rapprochant dangereusement d’elle. Elle pense sentir son souffle sur sa tempe. Le bahut l’empêche de reculer. 
-Ma chère cousine, j’ai toujours les mêmes sentiments, lui assure-t-il en caressant sa joue du bout du doigt. Figure-toi que j’étais allé parler à ma chère tante. Penses-tu que j’étais heureux d’apprendre votre mariage ? J’avais décidé de divorcer et de me marier avec toi. J’en avais parlé à ta mère, mais elle ne voulait rien entendre. Tu ne peux pas imaginer combien j’ai souffert. Je t’aime comme un fou. 
-Mais tu es marié, père de deux enfants, lui rappelle-t-elle, désespérée. Tewfik, mon cher cousin, ne nous détruis pas. Tu ne trouveras pas le bonheur que tu espères. Nos vies familiales vont être gâchées bêtement. Écoute ta conscience. Je suis sûre que dans le fond, tu... 
-Mon fond est empli de toi, l’interrompt-il. Depuis des années. Même quand je n’avais pas retrouvé la mémoire, même si ma femme est adorable, je sentais qu’il me manquait quelque chose. C’était toi, dit-il en serrant les mâchoires. Tu fais partie de moi. 
-Non, non Tewfik, il est écrit que nos destinées sont des lignes parallèles qui ne se croiseront jamais. Depuis le début. 
Mais il ne veut rien entendre. Quand il la saisit par les cheveux, elle se met à l’implorer, en larmes. C’est la pire nuit de sa vie. Un cauchemar éveillé. 
 

(À SUIVRE)
T. M.
taosmhand@yahoo.com
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