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A la une / Des Gens et des Faits

27e partie

L’infrangible lien…

© Dessin/Ali Kebir

Résumé : Houari continue de lui envoyer des messages. Il se veut optimiste. Il lui demande de positiver et de mettre une musique douce pour se détendre. Ils décident de se voir le lendemain. Samira doit éteindre son portable sinon ils s’écriraient jusqu’au matin. Elle finit par s’endormir et rêve d’être avec sa fille. Le joli rêve tourne au cauchemar. Elle se réveille en larmes et le cœur battant. Elle part chez Rahima. Ce n’est pas elle qui ouvre mais son mari, qui lui demande de ne plus revenir. Il lui claque la porte au nez… 

Cela ne lui était jamais arrivé d’être renvoyée de la sorte. Samira en tremble encore. Elle ignore comment elle a fait pour ne pas tomber dans les escaliers. Une fois dehors, elle ne peut s’empêcher de se tourner ; elle voit les rideaux bouger légèrement. Elle pense que c’est Rahima. 

Elle cherche son portable dans son sac et tente de l’appeler. Mais Rahima refuse ses appels. Elle doit en avoir le cœur net. Elle décide de lui envoyer un message. 
“Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ton mari m’a renvoyée comme une malpropre ? On devait se parler. Qu’est-ce que tu voulais me dire ?”
Elle appuie sur la touche envoi. Rahima a bien réceptionné le message. Mais elle tarde à répondre. Elle reçoit un appel de Houari qui commençait à s’inquiéter. 
- Ma belle, qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi tu ne répondais pas ?
- J’ai passé une mauvaise nuit, répond-elle. Je m’excuse. Je sais que ce n’est pas une raison pour que j’ignore tes appels et tes messages. 
- Je comprends que tu ne sois pas bien mais, Samira, dois-je te rappeler que tu n’es plus seule ?
La jeune femme éclate en sanglots. 
- Mais si... si tu savais…
- Où es-tu ? Je viens te chercher.
- Mais tu ne peux pas abandonner les malades, dit Samira. On se voie plus tard.
- Non, je suis libre. Et je ne peux pas te laisser comme ça. Je suis responsable de toi. Je suis avec toi.
- Puisque tu insistes, tu me trouveras près des arrêts de bus.
- Je serais là dans cinq minutes.
Comme promis, Houari arrive rapidement. Elle prend place près de lui. Il démarre aussitôt.
- Bonjour, dit-il, en voyant sa tristesse et ses yeux larmoyants. Samira, je n’aime pas te voir comme ça. Qu’est-il arrivé ?
- Je me le demande bien, dit-elle d’une petite voix, alors que les larmes coulent sur ses joues. Tu te rappelles que Rahima m’avait envoyé un message où elle me disait qu’on se verrait ce matin ?
- Oui. Et ? Vous vous êtes vues ? Que t’a-t-elle dit ?
Elle soupire tout en essuyant ses larmes.
- J’ai vécu le pire moment de ma vie. Figure-toi que c’est son mari qui m’a ouvert, et il m’a dit de ne plus jamais revenir. Il m’a claqué la porte au nez. 
Houari se gare. Il se tourne vers elle et prend sa main. 
- Quelle mouche l’a piqué ? Il se prend pour qui ? Machi mrabi. Il n’a reçu aucune éducation, ma parole ! Est-ce que tu as pu parler à Rahima ? Elle t’a expliqué pourquoi ?
- Je n’en sais rien. Je n’ai pas pu la voir ni lui parler.
Elle sent son portable vibrer dans la poche de sa veste. Elle le sort et voit la notification d’un message reçu. Elle appuie dessus et sent son sang se glacer. 
“J’ai fait une belle erreur ; j’ai cru bien faire en lui confiant ton problème. J’espérais qu’il pourrait nous aider. Mais non. Il a une mauvaise opinion de toi, par ma faute. Il te méprise même. Il ne veut plus qu’on se fréquente. Pardon Samira. Oublie-moi. Supprime mon numéro. Je ne veux pas de problème avec lui. J’espère que tu comprends. Adieu !”

 

 

 

(À SUIVRE)
 T. M. 

taosmhand@yahoo.com
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