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A la une / Des Gens et des Faits

19e partie

L’intruse

© Dessin/Ali Kebir

Résumé : Faïza appréhendait la réaction de sa fille, lorsque cette dernière apprendra que sa véritable mère était encore vivante et avait laissé une recommandation la concernant. Pourtant, il était temps que cette dernière sache la vérité.

Elle pousse encore un long soupir. 
-Tu es en droit de connaître la vérité sur ton passé, et je dois m’en faire un devoir de tout te révéler.
Sadjia prend une lente inspiration et se laisse retomber sur sa 
chaise. 
-Je ne sais vraiment pas de quoi tu veux parler, maman. 
Faïza se reprend et se redresse sur sa chaise. 
-Eh bien, tu vas devoir m’écouter jusqu’au bout sans m’interrompre et tu sauras tout. 
La jeune fille déglutit. 
-Vas-y, je t’écoute. 
Faïza entame alors son récit. Le secret avait été gardé de longues années. Comme elle ne figurait pas sur le livret de famille, puisqu’on ne connaissait rien sur son affiliation, Hichem avait pu lui obtenir un extrait de naissance après son adoption et se faisait toujours un devoir de le renouveler à chaque fois que cela s’avérait nécessaire. 
Jusque-là, tout avait baigné dans l’huile. Mais maintenant, il était temps pour la jeune fille d’affronter la triste vérité. Cela lui fera sûrement très mal, mais il était nécessaire pour elle de connaître la vérité sur sa naissance. 
Garder le silence ne fera que compliquer davantage les choses, d’autant plus qu’elle était maintenant adulte, universitaire, et dans quelques années elle sera appelée à faire sa vie. 
N’a-t-elle pas déjà un soupirant quelque part ?
Faïza la trouvait très belle, avec sa taille élancée, ses longs cheveux noirs et ses grands yeux de biche. Elle attirait facilement les regards et suscitait l’admiration de son entourage. 
Plusieurs fois déjà, des amies et des voisines lui avaient susurré qu’aussi belle qu’elle était, sa fille n’allait pas tarder à la quitter pour faire sa vie. Elle n’en demandait pas mieux. Une fois ses études terminées et son avenir assuré, Sadjia pourra penser à faire sa vie avec le prétendant de son choix. Faïza s’était arrêtée de parler pour la contempler. Mais la jeune fille, sa curiosité piquée à vif, la relance : 
-Alors, qu’est-il réellement arrivé ?
-Où est-ce que je me suis arrêtée ?
-Tu disais que je devais terminer mes études avant de penser à me caser. 
-Eh oui ! Toutes les filles quittent leurs mères tôt ou tard. 
-Mais tu parlais aussi de mon passé. Ma naissance. 
-Oui. C’est ce que je voulais te révéler. Ma chérie, c’est avec un pincement au cœur que je dois t’avouer que tu n’es pas réellement notre fille. 
- Je le sais déjà. Tu m’avais bien dit que j’étais née dans une clinique privée et que ma propre mère était morte en couches. 
Faïza secoue la tête et poursuit d’une petite voix. 
-Ta mère n’est pas morte, Sadjia. Enfin, je veux dire que lorsque tu es née, elle était bel et bien 
vivante.
-Hein ? 
-C’est la réalité, ma chérie. 


(À  SUIVRE)
Y. H. 


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