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A la une / Des Gens et des Faits

24e partie

L’intruse

© Dessin/Ali Kebir

Résumé : Sadjia n’hésite pas à proposer à Nesrine d’être sa sœur. Émue, cette dernière accepte, et pour commencer, elles allèrent déjeuner ensemble et continuer leur discussion. Sadjia lui raconte alors un pan de sa vie et lui parle de ses ambitions.

Nesrine l’écoutait, émue. Les yeux de sa nouvelle amie brillaient d’une telle intensité qu’elle n’eut aucun doute sur ses dires.
Une fois leur déjeuner terminé, elles quittèrent le restaurant pour faire quelques pas ensemble, avant de se quitter, en se donnant rendez-vous au bureau de Sadjia pour le lendemain. D’ici là, cette dernière aura le temps de préparer sa maman et les autres membres de sa famille à rencontrer Nesrine et à faire sa connaissance.
Connaissant ses parents, elle ne doutait pas qu’ils allaient faire un accueil chaleureux à la jeune fille. Faïza ira même jusqu’à lui proposer de passer le week-end chez eux.
Sadjia sourit. Cette fille qu’elle venait à peine de connaître lui sembla tellement proche qu’elle était prête à tout faire pour l’aider. Il était peut-être un peu tôt pour se lancer dans des projets avec elle, mais elle estime qu’elle devrait sérieusement penser à la tirer de l’état apathique où elle végétait et de lui redonner goût à la vie.
Elle soupire. N’était-elle pas elle-même une enfant abandonnée ? Elle ne pouvait que reconnaître sa chance d’avoir été prise en charge par une famille aussi aimante et aussi charitable que la sienne. Sa famille ?
Elle soupire et se surprend à se demander pourquoi elle n’avait jamais osé chercher après sa véritable famille.
Elle soupire encore. Pourquoi de telles pensées maintenant que son avenir est assuré ? Et puis, qu’avait-elle donc comme indice pour retrouver les traces de ses origines ? Hormis l’écrit que gardait encore Faïza au fond de son tiroir et les circonstances de son adoption, elle n’avait pas d’autres preuves plus tangibles sur l’existence de cette femme qui disait avoir été obligée de l’abandonner à l’aube d’un jour pluvieux au seuil d’une maison.
En vérité, depuis que Faïza avait abordé ce sujet avec elle, il y a quelques années, elle n’avait jamais cessé de repenser à cette “anecdote”. Et puis quoi ? Cette femme, si elle est encore de ce monde, n’avait jamais tenté de la retrouver. Pourtant l’écrit indiquait bien que pour des raisons dépassant l’entendement, elle avait dû se séparer d’elle. Elle précisait aussi que l’enfant avait une famille, elle n’était donc pas née d’une relation illégitime. Un peu dépassée par ses pensées, Sadjia prend son sac et quitte son bureau. On était pratiquement en fin de journée, et pour se changer les idées, elle décide de flâner un peu à travers les artères de la ville. Au bout de quelques pas, elle s’arrête devant un magasin de cosmétiques et décide d’offrir quelques chose à sa mère. Un parfum. Pourquoi pas, se dit-elle. Faïza adore les senteurs exotiques, et elle se fera un plaisir de lui en choisir un extrait.
Son paquet sous le bras, elle rentre enfin à la maison.
Faïza préparait le dîner et Hichem lisait son journal au salon. Les garçons étaient sortis. Les deux aînés, Amir et Faouzi, s’étaient sûrement rendus à leur club sportif, alors que Naïm, le jeune dernier, devait, comme à ses habitudes, être au cyber du quartier avec ses amis.


(À  SUIVRE)
Y. H. 

 y_hananedz@yahoo.fr
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