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Économie / Dossier economique

Lancée par les trois opérateurs de la téléphonie

4G : la qualité au rendez-vous ?

La téléphonie mobile de quatrième génération rend accrue la compétition entre Djezzy, Ooredoo et Mobilis.

Ce n’est pas si important que vous changiez de support technologique, changez la manière dont il faut faire usage. Cela s’applique, toutes proportions gardées, à la 4G, une technologie au nom ronflant. Le pays se flatte de l’avoir mise en place. Mais, en quoi la 4G est-elle importante ? D’un point de vue microéconomique, macroéconomique ou encore en termes de connectivité, cette technologie n’a pas d’importance, souligne Roslane Bencharif, spécialiste des TIC. De plus, dit-il, la 4G n’a aucun rôle majeur à jouer dans la bancarisation de l‘économie nationale, car elle ne fait que permettre un accès plus rapide aux données disponibles sur le net. Si la 4G n’est pas une urgence, actuellement, qu’est-ce qui en serait une, en économie numérique ? Pour Bencharif, on aurait dû se focaliser sur la densification des réseaux 3G et sur les réseaux filaires. Cela, ajoute-t-il, aurait été plus salutaires et bien moins couteux et pour les acteurs du marché et pour le gouvernement. L’expert rappelle que la 4G est une technologie qui permet le très haut débit en mobilité, des applications dites lourdes comme de la vidéo en HD directement sur son terminal mobile ou sa tablette compatible ou encore sur son PC grâce à un dongle USB, et ce, où que l’on soit, à condition bien sûr que l’endroit soit couvert par le réseau 4G. Évidemment, avec la 4G, les TIC entrent dans une nouvelle ère. Il y aura plus de smartphones, plus de tablettes, et un développement rapide de nouveaux usages, en particulier vidéo. Le rythme technologique serait ainsi difficile à suivre pour les réseaux, ce qui risque d’entraîner leur saturation. Roslane Bencharif, explique que la vitesse de prolifération de terminaux compatibles dépendra d’abord des offres proposées par les constructeurs et les opérateurs mobiles sur ces équipements, et de leur adéquation avec le pouvoir d’achat des utilisateurs dans les différents segments.

Alger sera couverte par la 4G dans les mois à venir
Mais, poursuit-il, l’augmentation de leur nombre est en effet “inéluctable”. Pour ce qui est des risques de saturation des réseaux, cela dépendra, selon lui, de l’efficacité des stratégies géomarketing de chacun des opérateurs, celles-ci définissent les feuilles de route de déploiement et de densification de leurs réseaux respectifs et démontrent leurs capacités à anticiper les besoins du client algérien en général et ceux de leurs réseaux respectifs en particulier. Nul doute, cependant, que les terminaux des abonnés 4G feront des mouvements de yoyo entre les différents réseaux 2G, 3G et 4G au gré de leurs déplacements, durant les premiers mois ou la qualité de service ne sera probablement pas au rendez-vous, car il serait difficile de travailler sur le déploiement et la densification des deux réseaux (3G et 4G) en même temps, dans un pays aussi grand que le nôtre.
Par ailleurs, la 4 G rend accrue la compétition entre opérateurs de la téléphonie. “Nous sommes prêts pour la guerre de la 4G”, déclarait récemment, Vincenzo Nesci, président exécutif de Djezzy. Les offres 4G de Djezzy sont commercialisées, dans un premier temps, à Constantine, Sétif et Djelfa. Elles seront cédées au prix des offres 3G. Quant aux offres 4G de Ooredoo, elles sont disponibles dans trois wilayas : Tlemcen, Tizi Ouzou et Béchar. Après les trois premières wilayas, Ooredoo couvrira une vingtaine d’autres wilayas dans les mois à venir notamment Alger, Oran, Sétif et Constantine.
Elles sont au même prix que la 3G. Le déploiement du réseau 4G de Mobilis touchera, lui, au titre de la première année, quatorze wilayas dont trois wilayas obligatoires, à savoir Alger, Oran et Ouargla, et s’étendra aux onze autres wilayas supplémentaires choisies par Mobilis : Tlemcen, Constantine, Batna, Bordj Bou-Arréridj, El-Oued, Biskra, Boumerdès, Tipasa, Blida, Tizi Ouzou et Sidi Bel-Abbès.

Y. S.


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