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Économie / Dossier economique

15e édition du forum international de l’énergie et la réunion informelle de l’OPEP

Arrangement au forceps

En dépit des divergences entre les pays producteurs apparues au grand jour, tant les enjeux géopolitiques priment sur les logiques économiques, l’Algérie a réussi à arracher un accord après six heures de tractations.
En vérité, les efforts louables déployés par les autorités algériennes pour concilier les positions des parties en présence se sont heurtés aux réalités géostratégiques, dont la donne énergétique constitue un enjeu majeur. En dépit de ces divergences, le Premier ministre ne désarme pas et appelle au dialogue entre pays producteurs et pays consommateurs pour un prix du baril qui agrée les premiers et garantit une sécurisation des approvisionnements pour les seconds.
Dans ce contexte, il a affirmé que “la 15e réunion ministérielle offre une occasion idoine pour échanger et entamer la convergence vers des perspectives globales et durables”. Mais force est de constater que les intérêts des uns et des autres lui ont objectivement opposé “un oui de principe”. Pour l’Iran qui veut retrouver son niveau de production d’avant les sanctions qui lui ont été imposées par les Américains (4 millions de barils/jour), il n’est pas question de geler sa production, encore moins de la réduire, bien qu’il soit d’accord pour la stabilisation du marché.
L’Arabie saoudite pour sa part estime que la volatilité des prix du baril est temporaire et que le marché retrouvera son équilibre à moyen terme. Il n’est donc pas question pour elle de geler sa production et a fortiori la réduire. D’autres pays tels que l’Irak sont sur la même position. En fin de compte, l’Algérie a réussi à faire transcender aux membres de l’Opep leurs divergences. En fait, nous sommes à la fin d’une époque et au commencement d’une autre, où le marché mondial de l’énergie obéit à des considérations complexes rythmées par les puissants de ce monde, à leur tête les USA, la Russie et accessoirement, malgré leur potentiel, l’Arabie saoudite et l’Iran. Sans préjuger de la fin des travaux de la réunion informelle de l’Opep, il incombe désormais aux dirigeants algériens de se tourner résolument vers un nouveau paradigme économique basé sur une économie productive, créatrice d’emplois et de richesses en dehors de la sphère énergétique.

A. H.


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