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Économie / Dossier economique

Marchés

Des perturbations enregistrées

Comme en chaque fin d’année et au seuil du Ramadhan qui s’annonce, les Algériens se demandent si leur quotidien s’améliorera ou, au contraire, se dégradera. Ce mois sacré de Ramadhan frappe à nos portes sur fond de morosité économique et sociale.

L’approvisionnement du marché algérien en produits de large consommation et de viandes rouges connaît depuis quelques jours, voire quelque semaines des perturbations se traduisant par des pénuries récurrentes et surtout par des hausses inconsidérées des prix. Les formations politiques auront pu investir le créneau de la hausse vertigineuse des prix des biens de consommation pour mobiliser les citoyens autour de la nécessité de lutter contre les pratiques spéculatives surtout dans une situation de crise. Et pourtant, tout le monde sait que ces pratiques mettent dangereusement en cause la stabilité et la cohésion sociales. Dans le même temps, la “passivité” des pouvoirs publics ou leur “impuissance”, dans une phase aussi cruciale de l’histoire de notre pays, à faire face à ces effets économiques et commerciaux pervers favorisent un pourrissement dangereux et une désaffection des Algériens, qui pourraient exprimer leur mécontentement sous des formes qu’aucun expert ne peut prévoir. C’est peut-être l’objectif recherché et inavoué de certains lobbys, connectés à des réseaux, voire des “clans politiques mafieux”, sur fond de lutte pour la succession, qui caressent l’espoir de faire avorter toute volonté de changement. La réforme du système rentier dont ils tirent d’immenses dividendes, au détriment de la collectivité nationale. En revanche, pour certains experts, la poussée inflationniste à laquelle nous assistons, en plus de la spéculation, est due aussi à des causes endogènes via l’aggravation des déficits budgétaires générée par la forte dépense publique. Les facteurs exogènes – renchérissement des prix des denrées alimentaires sur le marché mondial telles que les céréales et les légumes secs – sont aussi des éléments objectifs à l’origine de la situation que nous vivons. Selon ces mêmes experts, la récente dépréciation du dinar, qui a réduit considérablement le pouvoir d’achat de la monnaie locale, a eu pour corollaire une augmentation généralisée des prix par l’inflation importée des biens de consommation et autres produits semi-finis et d’équipement. Ainsi, selon l’ONS (Office national des statistiques), le rythme de l’inflation annuel en Algérie a atteint 5,3%. Il vrai aussi que certains spéculateurs, tentés par le gain facile, sapent toute action de régulation initiée par la puissance publique. Par ailleurs, selon certains observateurs, les restrictions opérées dans le volume des importations auraient aggravé les ruptures dans l’approvisionnement régulier de celui-ci. S’il y a une part de vérité objective dans ces explications, il ne serait pas infondé, non plus, d’entrevoir une hypothèse différente, de nature politique celle-là. Les forces de la spéculation et du gain illicite, tapies dans l’ombre ou bénéficiant de complicités, peuvent effectivement être tentées de saborder les récentes décisions de l’Exécutif qui contrecarrent leurs intérêts en orchestrant et en organisant des pénuries volontaires. Leur objectif est de discréditer ces décisions aux yeux des citoyens. Cette hypothèse paraît vraisemblable du fait de la persistance chronique des effets pervers de l’inadéquation entre l’offre et la demande des biens de consommation (renchérissement des prix des fruits et légumes, des viandes, pénurie de lait, de certains médicaments…), en dépit de la volonté affichée par l’État de combattre ce phénomène et des mesures effectivement prises à cet effet. Une telle situation renvoie nécessairement au rôle et aux missions de régulation des institutions et organismes publics dans la prévention de ces dérives à la veille de ce mois sacré.


A. H.


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