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Économie / Dossier economique

économie

DES PIONNIERS DE L’EXPORTATION EN AFRIQUE

Sopi : Des exportations contrariées
La Société des Pâtes Industrielles (Sopi) a exporté dès 2009 en Afrique. Sa présence est reremarquée au niveau des 17 pays de la CDAO. La marque est d’ailleurs déposée et enregistrée dans ces 17 pays africains. Selon Redha Salem Hechelaf, premier responsable de l’entreprise : “Nous avons acquis une notoriété continentale, et beaucoup de clients nous demandent.”   L’entreprise a même été Lauréate du prix de l’export 2013, décerné par le World Trace Center. Mais, ajoute-t-il, les exportations vers l’Afrique sont à l’arrêt depuis un petit moment (2014) pour la simple raison qu’il n’y a plus d’accès par la voie terrestre. Avant, l’entreprise exportait par voie terrestre, et ses camions mettaient cinq jours pour arriver à destination. Depuis, l’entreprise a fait quelques opérations par voie maritime. Mais selon son patron, “c’est cher, mais surtout c’est les délais qui posaient problème. Un mois et demi à deux mois. Comme on n’a pas de lignes maritimes directes. Nos clients n’arrivaient plus à suivre  parce que les délais étaient trop longs.” Concernant la reprise des exportations vers l’Afrique, Redha Salem Hechelaf précise que par voie maritime, ce n’est pas possible. C’est très couteux et trop long. “En plus, on n’est plus compétitif par rapport à nos concurrent, notamment turcs.” La reprise des exportations vers ces pays dépendra de la réouverture de la voie terrestre. “Notre compétitivité dépend de cette voie terrestre”. L’entreprise a son réseau mais c’est ces ruptures-là qui lui font perdre des parts de marché. Sur la voie terrestre, il y a deux convois qui passent par mois pour le troc. Pourquoi est-ce que les exportateurs légaux qui rapportent de la devise ne sont pas autorisés à faire partie de ces deux convois ? se demande-t-il. Par ailleurs, il nous apprendra que, récemment, Sopi a fait une bonne opération sur la Libye. Il s’agit de 1 200 tonnes de produits d’une valeur d’un million de dollars.

Iris : Des ambitions affichées
Spécialisée dans l’électroménager et l’électronique, l’entreprise Iris ne cache pas ses ambitions à l’export. Selon son DGA, Djamel Guidoum, au-delà de 2018, la moitié de la production de l’entreprise sera destinée à l’exportation. Djamel Guidoum précise qu’Iris est déjà présente en Afrique, notamment sur certains pays du Maghreb arabe, à savoir la Libye et la Tunisie. Iris est en phase de finalisation de contrat avec le Maroc. “On va avoir un distributeur au Maroc qui va nous servir pour la distribution et même la représentation et la prise en charge de tous les produits au niveau du Maroc”, précise-t-il. Pour les pays africains, l’entreprise vient de conclure avec un opérateur sénégalais issu du même secteur pour envisager une présence au Sénégal. Selon lui, le marché africain est là, et il est demandeur. Les produits algériens sont là. Mais des entraves gênent la démarche d’exportation. En premier, un point très important. L’Algérie n’est pas réputée comme un pays exportateur. Il y a une volonté que cela change. Mais pour cela il faut que le produit algérien soit connu. “En l’état actuel, la politique n’est pas encore claire.” Il estime qu’on ne peut pas se contenter des gens qui viennent chez nous pour leur faire découvrir nos produits. “Il faut que ce soit nous qui allons à l’assaut de ces marchés. Pour cela, il faut que l’opérateur puisse créer une équipe pour installer un bureau de liaison, faire une étude de marché et comprendre les besoins de ces marchés. Tout cela on ne peut pas le faire parce que la législation ne le permet pas.” L’idéal, selon lui, c’est que l’opérateur installe son propre show-room et son bureau de liaison et laisser ses collaborateurs travailler selon ses données et ses objectifs. “Ainsi on créera autour de nous un écosystème assez fiable et assez efficace.” L’avantage c’est qu’on fabrique tout chez nous. Donc, on peut facilement pénétrer le marché africain, d’autant plus qu’il n’y a pas beaucoup de barrières réglementaires contrairement à l’Europe, conclut-il.

Faderco : L’exportation, une obligation
Aller à l’export n’est pas un choix. C’est une obligation, c’est la conviction d’Amor Habes, DG du groupe privé Faderco. Après des présences sporadiques sur le marché africain depuis cinq années. Le groupe Faderco a commencé, depuis une année, à s’intéresser d’une façon “naturelle” au marché africain. Cet intérêt coïncide avec l’inauguration de la nouvelle usine de pate à papier de l’entreprise. Selon son PDG : “Aujourd’hui, le principal intrant de nos produits est fabriqué localement. Nous avons commencé à fabriquer de la matière première, ce qui a réduit sensiblement le coût de nos produits et la maîtrise de la qualité des produits. Et donner une flexibilité dans notre offre. Conjugué à la croissance à deux chiffres de l’entreprise, il était naturel d’aller chercher des leviers de croissance à l’extérieur.” Le groupe a commencé par les marchés limitrophes. Les produits Faderco sont présents sur la plupart des supermarchés tunisiens. En 2016, les exportations vers la Tunisie et la Libye sont d’environ 250 tonnes par mois, ce qui représente un volume d’affaires annuel de deux millions d’euros. “Aujourd’hui, nous faisons une assez bonne croissance sur l’Afrique mais, en termes de chiffre, ça ne dépasse pas aujourd’hui les trois millions de dollars exportés sur l’Afrique”, explique Amor Habes. Après la Tunisie et la Libye, Faderco vient, depuis deux mois, de signer sa présence sur le Maroc. L’entreprise entame également une présence sur le Togo, le Benin et le Ghana. “Quand on parle de présence, se sont des contrats engagés et signés sur la durée avec des partenaires locaux qui ont des plateformes logistiques et un réseau de distribution”, précise le PDG. Par ailleurs, Faderco fait aussi des exportations de matières premières sur l’Europe. Faderco est arrivé à stabiliser un peu plus de 500 tonnes de bobines mère de pate à papier sur des marchés tels que l’Espagne, la Grèce, le Portugal et pour bientôt la Grande-Bretagne.

Saïd Smati


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