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Économie / Dossier economique

Abattoirs du ruisseau

Des prix plus ou moins stables

La viande, toutes qualités confondues, reste chère et loin d’être à la portée de la majorité des ménages algériens. C’est le constat établi par les citoyens habitués des circuits de distribution de ce produit censé être de base.

À quelques jours du début du mois sacré de Ramadhan, un tour aux abattoirs du Ruisseau à Alger suffit pour comprendre la tendance. En effet, lors de notre passage aux abattoirs nous avons constaté que la différence entre les prix au gros et au détail est très importante. Elle se situe entre 150 et 200 DA pour le kilogramme de viande non désossée. Dès notre arrivée, le matin, des nettoyeurs, tuyaux à la main, lavaient les lieux à grand eau, signe que les conditions d'hygiène au niveau des salles d'immolation ne sont pas déplorables. Selon un chevillard rencontré sur place, l’offre est suffisante et répond largement à la demande. “Moi-même, j’ai mes propres clients (bouchers) que j’arrive à satisfaire régulièrement”, affirme-t-il. Pour ce qui est des prix, il ajoute que le premier choix ovin est cédé chez lui à 1 227 DA.  Pour la viande bovine, il la cède à 850 DA. Notre interlocuteur souligne que pour une viande de second choix le prix du kilo ovin peut atteindre 1 100 DA et des fois 1 000 DA pour le charef (les bêtes âgés). Comme chaque année à la veille du Ramadhan, les lieux connaissent un grand rush. En prévision du Ramadhan, des citoyens, à la recherche de quelques économies, viennent aux abattoirs acheter des agneaux complets ou de gros quartiers de veau pour les conserver, chez eux, au congélateur. Les prix étant de 150 DA à 200 DA moins cher que chez les bouchers, c'est l'affaire. C'est devenu une coutume à chaque occasion particulièrement durant le Ramadhan et à l'approche de l'Aïd, les gens achètent des quantités considérables de viande. Le va-et-vient des clients est incessant. Les petits véhicules frigorifiques des bouchers venus s’approvisionner sillonnent les allées des abattoirs. Sur place, une file de remorques frigorifiques contenants de la viande bovine fraîche importée d’Espagne déchargent leur contenu. Portes ouvertes, les carcasses bovines sont déchargées une à une devant une pléiade de clients. Dès le déchargement et le pesage de la carcasse effectué, la transaction est finalisée et la carcasse embarquée dans le véhicule du client. Pour cette viande bovine fraîche importée d’Espagne, le prix se situe autour de 650 DA. Il y a lieu de signaler, enfin, que les prix de la viande sont, conformément à la loi, libres. Ce qui n’est pas le cas en matière d’organisation du marché qui, elle, relève des missions de l’État. C’est à ce niveau qu’il faudra chercher les raisons de la flambée du prix des viandes.
D’autant que l’offre est diversifiée, ce qui, selon les spécialistes, est l’une des conditions de la stabilité des prix. L’État absent, le champ est donc laissé libre à la spéculation. Ces dysfonctionnements influent négativement sur le circuit de distribution ; la différence entre le prix à la source et celui déboursé par le consommateur se trouve ainsi excessivement élevée. Voués à la destruction, dans un premier temps, les abattoirs du Ruisseau qui s'étendent sur 24 000 m2 continuent à être le cœur du petit monde de l'abattage dans la capitale.


S. S.


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