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Économie / Dossier economique

Sid-Ali Betata, président d’Alnaft, à LIBERTé

“Des réserves possibles de 24 milliards de barils équivalent pétrole”

©D. R.

Question 1 : Que représente pour vous l'anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures ?

Tout d’abord, je vous salue et je salue toutes les lectrices et lecteurs du journal « LIBERTE ». Je vous remercie pour l’intérêt que vous manifestez pour ALNAFT.

La décision historique de nationaliser les hydrocarbures, décidée par l’Algérie et annoncée le 24 février 1971 à l’occasion du 15ème anniversaire de la création de l’UGTA, a permis à notre pays de recouvrer la souveraineté sur ses ressources naturelles.
L’histoire retient que cette décision courageuse venait parachever un long processus, entamé après l’indépendance de l’Algérie, en vue de récupérer ses richesses nationales et assumer ainsi la pleine souveraineté sur ses ressources.

Au plan national, cette décision a été le fait déclencheur pour l’entreprise nationale SONATRACH pour relever le défi qui s’imposait en développant progressivement des performances de plus en plus appréciables dans tous les segments d’activités liés aux hydrocarbures, allant de l’amont (prospection, exploration et exploitation), au transport, à l’aval (transformation et raffinage) et enfin à la commercialisation, que ce soit pour le marché domestique ou pour l’exportation ; Ce qui lui a permis de se hisser au rang qu’elle occupe actuellement sur la scène nationale, régionale et internationale.

Au plan international, cette décision a inspiré de nombreux pays pétroliers pour reprendre le contrôle de leurs richesses naturelles.

Depuis 1971, nous célébrons, avec fierté, chaque année la date du 24 Février, qui correspond, cette année, à son 46ème anniversaire du recouvrement de la souveraineté sur nos ressources en hydrocarbures.

Pour ma part, l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures constitue, une autre étape importante dans le processus de recouvrement de l’indépendance de l’Algérie et me rappelle les énormes sacrifices qui ont été consentis par nos ainés.

Question 2 : ALNAFT a pour mission de constituer une base de données sur les richesses hydrocarbures du pays. Selon ces données, quel est l'état de nos réserves récupérables de pétrole et de gaz ?

Pour ce qui est des réserves d’hydrocarbures connues, le volume global initial de nos réserves récupérables, pour l’ensemble des hydrocarbures, dépasse les 12 milliards de Bep (Barils équivalent pétrole). Ce chiffre représente les réserves déjà mises en évidence par des forages et confirmées par les travaux de délinéation et ne tient pas compte des volumes additionnels, pouvant dépasser le double des réserves récupérables, moyennant des travaux supplémentaires qui sont en cours sur certains gisements.

Il faut savoir que les volumes des réserves récupérables évoluent en fonction des techniques d’exploitation et des réévaluations effectuées au cours de la vie d’un gisement au vu des nouvelles informations recueillies.

En plus de ces réserves d’hydrocarbures, le domaine minier algérien recèle un important potentiel en ressources non conventionnelles dans les formations argileuses dites « shale » et compactes dites « Tight », évaluées sur un certain nombre de bassins sédimentaires dont les plus importants sont Berkine, Illizi, Mouydir, Ahnet, Timimoun, Reggane et Tindouf.

Les premières estimations du potentiel en termes de ressources en hydrocarbures non conventionnels, montrent un potentiel techniquement récupérable de l’ordre de 2000 Tcf pour le gaz et de l’ordre de 20 milliards de barils de liquides. Les études d’évaluation sont toujours en cours pour préciser ce potentiel.

Question 3 : Depuis la création d'Alnaft, quel est le montant des investissements engagés par Sonatrach et ses partenaires, les réserves de pétrole et de gaz à développer, les estimations globales de production  prévues par les plans de développement de Sonatrach seule et en partenariat approuvés par votre agence?

Pour répondre à votre question, il me parait nécessaire de clarifier certains points qui y sont liés. Il faut noter que souvent, les plans de développement élaborés après une découverte sur la base d’informations recueillies après le forage de quelques puits et les tests qui y sont effectués, peuvent subir des révisions pour tenir compte des nouvelles informations récoltées après un certain de temps de production du gisement concerné. Ainsi, les profils de production et le volume des réserves récupérables peuvent évoluer tout au long de la vie du gisement pour tenir compte des nouvelles informations obtenues et des évolutions enregistrées dans les techniques d’exploitation notamment.

C’est pourquoi, je ne pense pas que l’on puisse résonner globalement de la sorte et livrer juste des informations qui peuvent induire en erreur les lecteurs.

Ceci étant dit, je vous livre, à titre indicatif, le montant cumulé des investissements, prévus au titre des plans de développement approuvés par ALNAFT sur la période considérée, est de l’ordre de 80 milliards de dollars.

Question 4 : Quels changements est en train d'opérer Alnaft pour se conformer à la nouvelle législation sur les hydrocarbures ?

Toute action relevant des missions et prérogatives d’ALNAFT doit, évidemment se faire dans le cadre des lois de la république et de la réglementation en vigueur, en particulier la loi 05-07 du 28 avril 2005, modifiée et complétée sur les hydrocarbures et ses textes d’application.

Les derniers amendements apportés à la loi sur les hydrocarbures ont été promulgués en février 2013 ; L’objectif visé par ses amendements est d’améliorer certains aspects de la loi, pour la rendre plus incitative, en introduisant des dispositions concernant aussi bien les hydrocarbures conventionnels, que les hydrocarbures non conventionnels.

Lorsque vous faites référence, dans votre question, à la « nouvelle législation sur les hydrocarbures », je comprends que vous visez les amendements de la loi sur les hydrocarbures de 2013 que j’ai abordés précédemment.

Dans ce cas, je vous confirme que la première action menée par ALNAFT, après la promulgation des amendements, a été dirigée vers ses cadres et son personnel. En effet, des séances de formation et d’information en interne ont été conduites dès les premiers jours, visant à permettre à nos différentes structures et à nos cadres d’intégrer les nouvelles dispositions de la loi, dans l’exercice de leurs tâches.

Parallèlement au travail mené en interne, ALNAFT a organisé plusieurs rencontres, à travers lesquelles nous avons invité les représentants des compagnies pétrolières, en vue de leur présenter les dispositions du nouveau cadre légal.

En effet, dans sa politique de communication, ALNAFT a toujours inscrit dans son programme d’actions, l’organisation de réunions d’écoute, destinées à connaître et recueillir les préoccupations et propositions émanant des compagnies pétrolières. ALNAFT a également organisé des journées d’information envers nos partenaires dédiées pour expliciter les dispositions d’ordre fiscale et contractuelles ainsi que les avantages et incitations offerts aux opérateurs et investisseurs intéressés par la réalisation de projets, dans les domaines de la prospection, de la recherche et/ou de l’exploitation des hydrocarbures.

Je peux vous affirmer qu’au niveau d’ALNAFT, nous n’avons ménagé aucun effort pour l’aplanissement des difficultés qui pourraient survenir, pour accompagner nos partenaires dans les différentes démarches administratives. Nous avons également poursuivi les actions de clarification en faveur de nos partenaires qui en expriment le besoin, des textes d’application de la loi sur les hydrocarbures et des procédures qui en découlent. Evidemment, nous continuons toujours d’œuvrer en vue d’élargir les espaces d’intérêts communs avec nos partenaires et nous le faisons savoir.

Par ailleurs, un programme d’actions pour la promotion et la valorisation du domaine minier hydrocarbures est déjà lancé et comprend, notamment des travaux de prospection et un programme complémentaire d’études, lancé par ALNAFT, pour l’évaluation du potentiel en hydrocarbures, en particulier dans les régions du Nord de l’Algérie et de certains bassins sédimentaires largement sous explorés. Ces travaux visent, entre autres, à dégager de nouveaux périmètres susceptibles d’être mis en compétition (avec ceux déjà existant ou connus), lors des prochains appels à la concurrence.

Entretien réalisé par : K. REMOUCHE


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1 réactions
Brahms le 27/09/2017 à 11h03

L'entreprise Apple a 500 milliards de dollars de cash disponible, une seule entreprise américaine. On ne vit donc pas dans le même monde. Par conséquent, vos 100 milliards de dollars pour 40 millions d'habitants c'est rien du tout. Il faut donc créer beaucoup plus de richesses et ne pas attendre que le pétrole, pour se gratter ensuite le ventre ou le nombril, en disant tout va bien aux citoyens.

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