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Économie / Dossier economique

NOUVEAU MODÈLE ÉCONOMIQUE, RÉFORMES ET BUDGET

La concertation au point mort

La règle des 3 D ignorée

 

Plusieurs années après le décès de l’économiste Abdelmadjid Bouzidi, nous gardons en mémoire son sens pédagogique. Il insistait lors de ses communications sur la règle de bonne gouvernance appliquée dans les économies évoluées : la règle des 3D. En clair, avant toute décision, il faut respecter trois étapes : d’abord le diagnostic, ensuite le dialogue (avec les spécialistes, le patronat, les syndicats) avant de prendre la décision. Si on avait respecté cette règle, on aurait évité de mauvaises décisions : la règle du 51/49 appliquée à tous les secteurs même pour la construction d’hôtels, le crédit documentaire imposé aux opérateurs comme unique moyen de financement du commerce extérieur.
Autre suggestion dans sa dernière contribution à un organe de presse (Liberté) peu avant sa mort : une solution à la question de la suppression des subventions. Il mettait en garde dans ce texte contre une application brutale de la mesure pour des raisons sociales. L’économiste était en faveur d’une réflexion élargie sur la question avant d’aboutir à l’élaboration d’un mécanisme efficient de ciblage des couches démunies qui permet d’aller progressivement à une suppression des subventions.  Ces leçons de bon sens économique ne s’affichent pas dans les pratiques de gouvernance de l’exécutif. L’absence de transparence, l’absence de débats économiques sur des questions chaudes, l’insuffisante concertation, sont autant de traits de la gestion actuelle du pays. La meilleure illustration de ce mode de gouvernance est la mise à l’écart du Conseil économique et social, instance principale de concertation pendant plus d’une décennie, et dont la composante n’a pas été renouvelée conformément à ses statuts depuis nombre d’années. Plus grave, l’écoute ne constitue pas un rituel. Think tanks comme Nabni, FCE, ou spécialistes indépendants n’ont cessé d’appeler à des mesures anticrise pertinentes. En vain.
Cet autisme nous coûtera très cher. Il annonce de graves turbulences économiques et sociales dont la première alerte est le contenu de l’avant-projet de loi de finances qui donne un avant-goût de la cure d’austérité qui sera mise en œuvre à partir de janvier prochain. À moins d’une prompte remise en cause de ce mode de gouvernance.


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