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Économie / Dossier economique

TIC

L’Algérie ambitionne d’entrer dans l’ère du numérique

Il n’est jamais trop tard pour bien faire, dit l’adage populaire. Après moult tergiversations, la 4G et le e-paiement ont été enfin lancés officiellement.

Mais beaucoup de chemin reste à parcourir pour que les citoyens s’imprègnent de cette nouvelle culture et que les pouvoirs publics consolident leurs actions dans ce domaine et rattrapent le retard accusé. S’agissant de l’e-paiement lancé la semaine dernière, ce mode de paiement, dans une première phase, devrait être opérationnel au niveau de
11 banques et 9 entreprises en direction de la clientèle. Pour Boudiaf, l’e-paiement est une “réussite majeure” et précise qu’“en plus des banques et des entreprises déjà concernées par cette nouvelle procédure, d’autres banques et établissements comme la Sonelgaz, l’AADL, les entreprises d’assurances ou de distribution de l’eau adopteront prochainement ce mode de paiement au service de leurs clients.” Par ailleurs, Algérie Télécom, Mobilis, Air Algérie, la Cnas, la Société des eaux et d'assainissement d'Alger (SEAAL), Djezzy, Ooredoo et Aman Assurances joueront le rôle “d’avant-garde” de ce nouveau système. Pour sa part, M. Loukal a indiqué que le e-paiement “permettra d'ouvrir la voie a une économie numérique” qui servira à relever trois défis : collecter les ressources, relancer l'économie et bancariser l'argent à travers de nouveaux instruments et à travers des nouveaux produits. C’est là un bon début et l’on ne peut que s’en réjouir. Mais au-delà de la médiatisation de cet événement par les responsables concernés, des questions se posent déjà. D’abord au plan de la communication en direction des citoyens pour les sensibiliser, rien de vraiment concret n’a été fait. Ensuite, l’effet d’annonce passé, rien n’indique réellement que les banques et les entreprises concernées s’y sont vraiment préparées sachant l’état de désuétude de nos banques et les lourdeurs procédurales de nos entreprises, notamment publiques. Saluons l’effort et restons attentifs quant à la célérité qui sera mise dans la généralisation effective de ce nouveau système.
Quant au secteur privé, surtout dans le secteur des activités informelles, jouera-t-il le jeu en prenant le risque de la traçabilité des activités et des flux de capitaux que celui-ci génère ? Rien n’est moins évident. Tout le monde sait ce qu’il est advenu de l’opération de captation de l’argent du secteur informel afin de le bancariser. Concernant la 4G, lancée également la semaine dernière à partir de Ouargla, la ministre en charge du secteur des TIC dira que “cette opération entre dans le cadre de la modernisation et du déploiement du réseau de télécommunications sur le territoire national, avec l’économie de la connaissance.” Les trois opérateurs de la téléphonie mobile (Mobilis, Ooredoo et Djezzy) ayant obtenu récemment leurs licences d’exploitation de la 4G, se sont déclarés tous prêts au déploiement de cette technologie dès son lancement officiel. C’est fait.
Souhaitons que l’enthousiasme de ces opérateurs, stimulé par la concurrence sur le marché national de la téléphonie mobile, soit à la mesure des attentes de la clientèle.

A. H.


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