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Économie / Dossier economique

Face à l’explosion de la consommation interne d’énergie : 58 millions de TEP

L’Algérie contrainte de développer le renouvelable

Les énergies renouvelables sont portées au premier plan des priorités du pays.

L’Algérie veut se départir d’un système de consommation hybride qui fait la part belle au carbone, pour se joindre à une nouvelle tendance : les énergies propres. Et, il est “impératif” de le faire, avant qu’il ne soit trop tard, ainsi que l’explique Kamel Aït Cherif, expert en économie d’énergie. L’Algérie peut, ajoute-t-il, préparer l’indépendance énergétique à l’horizon 2020-2030 par une transition énergétique basée sur un mix énergétique qui prenne en compte toutes les formes d’énergies alternatives, avec un modèle économique de consommation d’énergie. Le pays possède un potentiel de réservoir d’énergie solaire “le plus important au monde”, estimé 3000 heures en moyenne par an. Ce potentiel solaire est l’équivalent de “37 milliards de m3 de gaz, soit 10 grands gisements de gaz naturel”, comme l’explique Kamel Ait Cherif. D’ici 2030, l’Algérie, dit-il, n’a pas d’autres modèles énergétiques de transition que de basculer vers des énergies alternatives où les énergies renouvelables (solaire et éolienne) seront une composante importante du mix énergétique et de développer des systèmes productifs plus efficaces et moins énergivores. L’expert affirme que la transition énergétique par le développement des énergies renouvelables et le modèle économique de consommation d’énergie (par le programme national d’économie d’énergie et d’efficacité énergétique) permettent de faire des économies de pétrole et de gaz d’environ “50 à 60% à l’horizon 2030”.

Un scénario laisser-faire dangereux
L’Algérie fait partie des pays les plus énergivores. La preuve, la consommation interne d’énergie a atteint actuellement 58 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) avec 40 millions d’habitants. Elle se situait autour de 17 millions de tep en 2005 avec 33 millions d’habitants, soit 1,2 tep/ an/ habitant). De plus, l’affectation de la consommation d’énergie donne à réfléchir. Car, finalement, c’est le résidentiel qui en consomme le plus (40%), suivi du transport (36%), alors que le secteur industriel productif créateur de richesses et de valeur ajoutée consomme moins de 20% d’énergie, relève Kamel Aït Chérif. Si le rythme de consommation se poursuit, il fera évoluer la consommation d’énergie dans des proportions hallucinantes. Cette consommation risque, selon l’expert, de doubler à l’horizon 2030, voir tripler à l’horizon 2040. Avec un scénario “laisser-faire”, la production totale d’énergie risque d’être “égale” à la consommation interne d’énergie à “l’horizon 2030”, précise-t-il. À cette échéance, l’Algérie n’exporterait plus d’hydrocarbures. Cependant, une question se pose : aujourd’hui que ses ressources s’amenuisent sous l’effet de la détérioration du marché pétrolier, l’Algérie a-t-elle les moyens de ses ambitions dans les énergies renouvelables ? Pour l’expert, le pays compte produire d’ici 2020 autant d’électricité à partir des énergies renouvelables, notamment le solaire, qu’il produit actuellement à partir de ses centrales alimentées au gaz naturel. Le recours aux énergies renouvelables, notamment le solaire, coûte, indique-t-il, 3 à 6 fois plus cher, pour produire de l’électricité par rapport au gaz naturel.

120 milliards de dollars d’investissement
Kamel Aït Cherif ajoute que le “projet pharaonique” du renouvelable imaginé dans le pays nécessite des investissements de l’ordre de 120 milliards de dollars pour atteindre le niveau de production d’électricité projeté en 2030. En outre, rappelle-t-il, l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables requiert une technologie de pointe et un savoir-faire technologique qui n’est pas maîtrisé convenablement en Algérie. Aussi recommande-t-il que le programme de développement des énergies renouvelables soit associé à un programme de formation et de capitalisation qui, à terme, permettra à nos cadres d’acquérir un savoir-faire efficient dans le domaine des ENR, notamment en matière d’engineering et de conduite de projet solaire et/ou éolien, des ingénieurs en énergie solaire et génie climatique, des techniciens en maintenance des installations solaires et éoliens, etc. Mais quel marché demain pour le renouvelable ? L’Algérie peut certainement assurer son avenir énergétique grâce aux énergies renouvelables, notamment le solaire. Et l’Europe constitue, de l’avis de Kamel Aït Cherif, un “réel marché” aussi bien pour le gaz naturel que pour l’électricité issue du renouvelable, et ce, au regard de sa proximité avec l’Algérie. Toutefois, nuance-t-il, l’Algérie doit revoir avec l’Union européenne la réglementation européenne se rapportant à l’importation d’électricité. Avec le développement des nouvelles technologies des énergies renouvelables, notamment en Europe, l’énergie solaire devra, dit-il, y prendre toute sa place, et ce, compte tenu de son potentiel de gain de productivité et de réduction des coûts qui vont faire l’une des sources d’électricité les plus compétitives.       


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