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Économie / Dossier economique

Plan d’austérité du gouvernement

Le difficile recadrage du budget de l’État

©D. R.

L’économiste Aït Ali pointe du doigt un manque de vision dans la maîtrise des importations.

Pour ses promoteurs, le nouveau modèle économique va donner de la visibilité à l’action du gouvernement et éclairer l’avenir de l’économie algérienne en soulignant les enjeux principaux auxquels elle est confrontée, avec comme urgence première, rétablir les équilibres financiers et budgétaires qui étaient déjà fragiles avant la chute du baril de pétrole. La principale hypothèse dans cet exercice d’ajustement budgétaire est celle sur le prix du pétrole. Ce dernier est fixé à 50 dollars en 2017, 55 dollars en 2018 et 60 dollars en 2019. Autre hypothèse, le taux de change (108 DA pour un dollar) qui devra être maintenu sur les trois années. Par ailleurs, les dépenses budgétaires sont plafonnées entre 2017 et 2019 à hauteur de 7 000 milliards de dinars, ceux de fonctionnement sont stabilisés à 4 500 milliards de dinars, soit au niveau actuel des dépenses budgétaires. Quant aux dépenses d’équipement, elles passent à 2 300 milliards de dinars, contre 3 100 milliards de dinars actuellement. En plus le NME s’appuie sur un abandon progressif des transferts sociaux ou des subventions et une maîtrise de la masse salariale. La stratégie du NME s’appuie également sur une baisse significative des importations. Quant au FRR (Fonds de régulation des recettes), celui-ci alimentera encore à hauteur de 10 milliards de dollars le déficit budgétaire de l’exercice 2017. Il ne restera dans le fonds que 4 milliards de dollars en 2018 et il disparaîtra définitivement en 2019.  À l’issue des trois exercices budgétaires (2017-2019), il est supposé que les grands équilibres seront rétablis. Telle que présentée, la stratégie du NME ne semble pas convaincre certains observateurs de la scène économique nationale, à l’image de l’expert financier, Ferhat Aït Ali, qui estime que ce modèle n’a pas beaucoup de chance d’aboutir à un résultat probant. Selon lui, un nouveau modèle économique suggère une nouvelle vision, une nouvelle stratégie dans la conduite des affaires.
Ce qui est proposé dans ce NME n’est que des réajustements de ce qui est déjà en vigueur, précise-t-il. Ferhat Aït Ali explique que quand on est en crise comme c’est le cas pour l’Algérie, la réflexion devrait se baser sur un scénario bas pour éviter  tout impondérable. Les hypothèses prises comme base de réflexion dans le NME (prix du pétrole, taux de change et augmentation de la production d’hydrocarbures) ne sont pas  tenables «mathématiquement», selon lui. Mieux encore, l’expert souligne que les chiffres donnés comme objectifs d’ici 2019 ne sont pas rationnels. Comment, s’interroge-t-il, prévoir une augmentation de la fiscalité hors hydrocarbures quant le gisement de fiscalité hors hydrocarbures est quasiment inexistant dans notre économie et qu’on envisage une baisse des importations qui comme on  le sait constitue un grand gisement de fiscalité. Concernant justement les importations, l’expert pointe du doigt le manque de vision à ce sujet. Selon lui, le projet pèche par manque de vision. Il déplore le fait que les importations restent toujours  à définir et à estimer en quantité et en montants, avant de penser à leur limitation ou interdiction, pour en calculer les incidences sur la balance devises. En conclusion, Ferhat Aït Ali reste pessimiste quant à la réalisation des objectifs du NME.                   

S. S.


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