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Économie / Dossier economique

La dépréciation se poursuit

Le dinar en déroute

Le sujet de la dépréciation du dinar continue d’alimenter l’actualité. Ces deux dernières années, le dinar a fait l’objet d’une dépréciation qui commence à devenir préoccupante. Depuis juin 2014, le dinar s’est déprécié, accentuant ses pertes face au dollar suite à la chute des prix du pétrole. Selon les chiffres de la Banque centrale, le taux de change moyen du dinar par rapport au dollar s’établissait à 93,24 DA à la fin mars 2015 contre 77,9 DA une année auparavant. Actuellement il est arrivé à plus de 110 dinars pour 1 dollar. Cette dépréciation du dinar qui devrait se poursuivre durant l’année en cours, a été opérée pour réduire les importations. Mais en parallèle, elle est en train de provoquer une amputation du pouvoir d’achat de la population et de créer des difficultés aux entreprises. La dépréciation a entraîné une hausse des prix à l’importation et à la consommation, mettant à rude épreuve la trésorerie des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages. Selon un banquier, la dépréciation est le résultat des conditions économiques du pays, caractérisées par une baisse drastique des cours de pétrole qui est le déterminant le plus important dans l'établissement de la valeur de la monnaie  nationale. Lorsque le prix du pétrole chute, il faut s'attendre à ce que le  dinar se déprécie. Les banques centrales, de par le monde,  recourent à la dévaluation de leur monnaie dans le but de rendre leurs exportations  moins chères et, donc, plus attractives.  Or, l'Algérie, qui n'exporte que des hydrocarbures, n'est pas dans  ce cas de figure. Pour dévaluer, il faut en tirer profit comme celui d'encourager les exportations, mais nous n'exportons presque rien en dehors des hydrocarbures. L'économie algérienne étant une économie fondamentalement rentière, cela contredit les lois élémentaires de l'économie où toute dévaluation en principe devrait dynamiser les exportations. En Algérie, le dérapage du dinar a produit l'effet contraire montrant que le blocage est d'ordre systémique, l'économie du pays étant dépendante des hydrocarbures. Si à l’échelle individuelle, personne n’aime la baisse du dinar, à l’échelle collective la baisse du dinar est une nécessité économique, selon les experts qui estiment que le dinar est surévalué, ce qui est mauvais pour l’économie du pays et c’est de fait une prime aux importations. Difficile mission pour la Banque d'Algérie qui cherche l'équilibre entre deux objectifs contradictoires: freiner les importations et préserver le pouvoir d'achat des citoyens. Cette situation complexe pose la question de savoir quelle serait la politique de change qu’il faut pour l’Algérie. Certains plaident pour une démarche graduelle qui aboutirait à une convertibilité total du dinar. Cela permettrait une bonne transformation de l’économie. Mis cette option ne fait pas l’unanimité puisque certains experts redoute cette convertibilité totale. Selon eux, cela induira une fuite massive des capitaux, ce qui amènera une forte baisse du dinar, obligeant la Banque d’Algérie, pour  défendre le dinar, à injecter plus de devises des réserves de change. D’aucuns pense que le limogeage de Mohamed Laksaci de la tête de la Banque d’Algérie est imputable à sa décision de faire subir au dinar algérien une glissade qui lui a fait perdre 30% de sa valeur par rapport au dollar. Son successeur au poste, Mohamed Loukal, aura fort à faire.


S. S.


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