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Économie / Dossier economique

Conséquence de la crise pétrolière

Le gouvernement opte pour un budget d’austérité

Compte tenu du ralentissement économique, de la baisse drastique des revenus pétroliers, le gouvernement que conduit Abdelmalek Sellal aura élaboré un budget d’austérité stricte dont le coût se fera sentir en 2017. Mais à quoi pourrait ressembler, en termes chiffrés, le tableau financier de 2017? Ferhat Aït Ali est analyste financier. Il avance que, pour 2017, les dépenses de fonctionnement ne seront pas réduites de “plus de 10% au grand maximum, ce qui les ramènera à 4300 milliards de dinars au lieu des 4850 de dinars consignés dans la loi de finances 2016. L’exécutif aura ainsi opéré une coupe à 550 milliards de dinars”. Cette dernière ne pourrait être prélevée, selon l’avis de Ferhat Aït Ali, “que sur les dépenses compressibles des institutions, et sur le chapitre divers, ainsi que sur quelques aides publiques qui seront partiellement revues. Les dépenses d’équipement, par contre, peuvent voir leur montant en crédits de paiement réduit à hauteur des autorisations de programme de l’exercice 2016, et passer ainsi de 3200 milliards de dinars à 1900 milliards, engrangeant quelque chose comme 1300 milliards de dinars d’économies budgétaires”, ainsi que l’explique l’analyste. Et, de résumer : On risque donc de déboucher sur un scenario de réduction de déficit budgétaire par effet “d’amélioration légère et factice” des recettes de l’Etat, et de “diminution” des deux budgets (“10%” pour le fonctionnement et “40%” pour l’équipement). Dans cet état de flottement, combien d’argent l’État espère-t-il avoir ? Ferhat Aït Ali estime que, pour le volet recettes globales, il ne faudra pas s’attendre à plus de “2300 milliards de dinars budgétisés en fiscalité pétrolière”, avec un taux de change de 110 dinars pour un dollar et un baril de pétrole maintenu dans une fourchette moyenne de 45 dollars, ainsi qu’à environ “2400 milliards de dinars de fiscalité ordinaires” et à quelque “500 milliards de dinars de ressources diverses”, ce qui portera les recettes globales de l’État à 5200 milliards de dinars, et ramènera le déficit budgétaire à 1000 milliards de dinars plus maitrisables que les 3000 milliards de dinars de 2016. Il est manifeste que les projections du ministère des Finances tablent sur une amélioration des recettes fiscales ordinaires, ou du moins leur maintien, ainsi que sur les dévaluation passées et à venir pour améliorer en partie ses prélèvements réels sur la société et pour une autre partie sur l’augmentation factice de ses parts de recettes pétrolières par effet de variation de taux de change. Pour l’expert, le gouvernement est “victime de son positionnement permanent comme passage obligé de tous les flux financiers du pays”, en accaparant, d’une manière ou d’une autre, 72% des rentrées en devises du pays comme recettes du Trésor et 18% du PIB comme recettes ordinaires, le budget de l’État représentant, d’une certaine manière, les  50% du PIB, et ses recettes, jusqu’à 2014, la même chose. Avec la baisse des recettes du pays, le gouvernement s’est piégé en fait dans le rôle qu’il s’est autooctroyé de capteur et de distributeur de rente, en dinars et en dollars à travers les banques publiques. Par ailleurs, l’introduction de nouvelles taxes ou de nouveaux taux majorés des taxes existantes, peut aussi avoir l’effet inverse de celui attendu sur les recettes, par rétrécissement de l’assiette ou basculement vers l’informel d’une autre partie des transactions présentement identifiables par déclaration.

Y. S.


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