Scroll To Top
FLASH
  • Ligue1 (matchs disputés samedi): CRBT 1-1 NAHD; OM 2-0 JSS; CRB 0-0 CSC; USB 2-2 MCO; USMBA 0-1 PAC; MCA 2-0 JSK
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

Accord de Vienne

Le point de départ d’un nouveau cycle haussier

© D.R.

Il faudrait six mois selon plusieurs spécialistes pour assister à un rééquilibrage de l’offre et de la demande, en un mot la résorption de l’excès actuel de pétrole sur le marché.

Le 28 septembre dernier à Alger, l’Opep avait conclu un pré-accord qui devait mener à une limitation de sa production entre 32,5 et 33 millions de barils/jour, contre un nouveau record à 33,83 millions de b/j atteint en octobre, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Réunis mercredi à Vienne pour leur réunion semestrielle, les membres de l’Opep ont confirmé cet engagement. L’organisation va donc réduire, d’ici le 1er janvier 2017 et pour six mois renouvelables, sa production de 1,2 million de b/j afin d’enclencher une hausse des prix. Cet accord, parmi les plus importants de ces dernières années, va amplifier la tendance au rééquilibrage de l’offre et de la demande à l’œuvre depuis plusieurs mois. La réussite de l'accord réside dans ces concessions faites les uns aux autres. Une prouesse rendue possible grâce à de nombreuses tractations entre différents pays, qu'ils soient de l'Opep ou non. Au-delà des rivalités qui peuvent demeurer entre pays producteurs, l'intérêt commun semble l'avoir emporté. Dans le détail, les plus fortes baisses de production seront supportées par l'Arabie Saoudite (-486 000 b/j), l'Irak (-210 000), les Émirats arabes unis (-139 000) et le Koweït (-131 000), les plus gros producteurs mis à part l'Iran. L’Algérie pour sa part baissera de 50 000 b/j. L’Iran accepte de fixer un plafond de production à 3,8 millions de b/j, soit à peu près son niveau d’avant l’embargo occidental de 2012. En octobre dernier, le pays a pompé environ 3,7 millions de b/j selon l’AIE. La Libye, en proie à une guerre civile, et le Nigeria, pénalisé par des attaques contre ses installations, sont exclus de l’accord. Tous les autres membres participeront, y compris l’Irak. La Russie, qui ne fait pas partie de l’Opep, pourrait se joindre à l’effort en réduisant sa production de 300 000 b/j, soit la moitié de ce qui est attendu par l’Opep des pays non-Opep (600 000 barils par jour). Le 30 novembre 2016, le cours du Brent s’est envolé de plus de 8% sur ces annonces. Tous les experts sont unanimes à dire que c’est un bon accord.

Abdelmadjid Attar : “Premier virage avant la réunion du 9 décembre”
Selon Abdelmadjid Attar, consultant et expert international en énergie, “c’est le minimum que l’on attendait”, ajoutant que c’est le premier virage en attendant la réunion du 9 décembre entre Opep et non-Opep pour finaliser leur contribution à la réduction. Abdelmadjid Attar estime que les 1,2 million b/j de l’Opep et les 600 000 b/j des non-Opep permettront de combler le surplus sur les marchés qui se chiffre entre 1,5 et 2 millions b/j, mais il faut attendre au moins six mois pour avoir les effets de cette réduction, d’autant que les stocks sont énormes actuellement. Abdelmadjid Attar s’attend à un prix autour de 55 dollars au premier trimestre 2017 à condition bien sûr que les quotas soient respectés. Sinon, ajoute-t-il, le marché va dégringoler dès le mois de mars si le surplus persiste d’ici là.

Nazim Zouiouèche : “Les prix du pétrole pourraient atteindre 60 dollars”
Pour Nazim Zouiouèche, expert en énergie, le prix pourrait même allait vers 60 dollars si la discipline est de mise et si tout le monde jouait le jeu. L’expert se dit convaincu que la Russie va tenir ses engagements de réduction, d’autant qu’elle est au maximum de sa production. Donc une réduction de 300 000 b/j est facilement réalisable. Par ailleurs, cet accord est indéniablement d’une bonne nouvelle pour l’industrie pétrolière. La décision de l’Opep pourrait être le point de départ d’un nouveau cycle de hausse des prix et des investissements. Toutefois, les investisseurs vont probablement restreindre leurs ardeurs et attendre de constater que l’Opep applique effectivement les mesures annoncées. Pour ce faire, un comité de contrôle, présidé par le Koweït, a été installé en vue de superviser la mise en application de l’accord, aussi bien par les pays de l’Opep que non-Opep. Ce comité comprend des représentants de l’Algérie, du Venezuela et de deux pays non membres de l’Opep, dont probablement la Russie. Nazim Zouiouèche déplore néanmoins que l’Opep n’ait pas prévu de sanctions en cas de non-respect des quotas. C'est donc bien l'Opep et la mise en œuvre réussie ou non de son accord qui semblent détenir la clé.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER