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Économie / Dossier economique

De nouveaux impôts pour gonfler les recettes

Le pouvoir d’achat mis à mal

Le projet de loi de finances pour l’année 2017 annonce une année encore plus difficile et critique pour les ménages.

Des ménages appelés à combler un déficit budgétaire de l’État en payant davantage de taxes et en faisant face aux répercussions des hausses sur les différents produits de consommation. La LF 2017 semble être une véritable messe à l’austérité pour les petites bourses. Pis, la loi, votée mardi dernier, va au-delà de la seule année 2017 et élabore ses prévisions pour les exercices 2018 et 2019. Par ailleurs, les pouvoirs publics planchent sur un projet de réforme des subventions. Même si le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, affirme que ce n’est pas une remise en cause de la politique des subventions, cette question hautement sensible suscite l’inquiétude du citoyen d’autant que l’exécutif souhaite tailler, en premier lieu, dans les subventions des produits énergétiques (l’électricité, le gaz et les carburants). Les consommateurs s'inquiètent alors que les salaires ne suffisent plus et que les retraites sont une misère supplémentaire. Selon une récente enquête menée par l’Office national des statistiques (ONS), le salaire net moyen mensuel d’un Algérien est de 39 200 DA en 2015, à raison de 54 700 DA dans le secteur public contre 32 100 DA dans le privé. Le citoyen doit également faire face à l’inflation qui augmente.
Le président de la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mahdjoub Bedda, a estimé que les taxes prévues dans la LF 2017 pourraient engendrer une inflation de 7 à 9%, jugée supportable pour le pouvoir d’achat des ménages, selon lui.
Mais c’est faire sans la dérégulation et le manque de contrôle des marchés. D’ailleurs, à peine les mesures d'augmentation des prix concernant quelques produits de large consommation, annoncées dans le nouveau projet de loi de finances 2017, et avant même son entrée en vigueur, la flambée générale des prix a d'ores et déjà pris du terrain. Dans l’esprit du citoyen, l’État privilégie de taper dans la poche des salariés et des ménages et creuser encore les inégalités sociales en restreignant le pouvoir d'achat, au lieu de faire contribuer les hauts revenus, en soutenant notamment les agents du fisc dans leur traque des fortunes non déclarées. Cela demande que l'État assume enfin son devoir fiscal, en ouvrant les yeux sur les fraudes des privilégiés. Chose que l’État peine à faire. Ce qui renforce encore cette conviction chez le citoyen, c’est, par exemple, l’attitude des députés de la nation plus enclins à débattre de la légitimité et de la valeur de leur prime de départ qu’à essayer de recadrer la LF 2017 (c’est leur mission principale) dans le sens à alléger le fardeau sur le citoyen.
Telle est la stratégie du gouvernement, lourde de ses mesures fiscales pour les simples citoyens et très légère en termes de propositions de sortie réelle de crise. Les Algériens sont de plus en plus préoccupés de ce qui va se produire en termes de prix à partir de ce début d'année.

S. S.


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