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Économie / Dossier economique

Front social

Les syndicats autonomes dans l’expectative

Les syndicats autonomes sont à l’heure des choix. L’UGTA, elle, se montre toujours conciliante, affirmant son soutien ferme et sans faille au gouvernement. Des organisations syndicales autonomes représentant un certain nombre de secteurs d’activité (administration, santé, éducation….) tentent de faire front commun à l’égard des grands dossiers de l’heure : retraite anticipée, code du travail, statut des travailleurs des communes….Et elles entendent renouer avec la contestation si l’exécutif n’est pas disposé à les écouter.
Rachid Malaoui, secrétaire général du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) et président de la Fédération générale autonome des travailleurs algériens, dans une déclaration qu’il nous a faite, souligne que le gouvernement se livre à des manœuvres, joue sur la peur et présente une vision faussée de la situation sociale.
Les revendications des syndicats autonomes, tous secteurs confondus, il ne semble pas en tenir compte, continuant à “enjoliver indûment” les perspectives sociales, selon les termes d’organisations autonomes. L’attitude obstinée de l’exécutif irrite au plus haut point le Snapap. Du reste, il projette d’organiser une marche dont la date n’a pas encore été arrêtée. Le Snapap est critique sur le code du travail, à l’étude, sur la retraite anticipée, sur la statut des travailleurs des communes  et sur les différentes taxes et impôts introduits dans l’avant-projet de loi de finances pour 2017, ainsi que l’explique son secrétaire général. Inscrit dans une stratégie à courte vue, le gouvernement  ne paraît pas engagé dans la bonne voie. Et, dans son tableau de bord, il y a peu d’indications claires sur l’économie et sur le social. L’exécutif Sellal mène la barque, alors que l’horizon est bouché par la déprime des marchés pétroliers.
Pour autant, il ne vacille pas, affirmant que le pays tient bon et qu’il a beaucoup fait pour améliorer la situation sociale. En l’espèce, le gouvernement ressasse le passé, exhumant de vieux acquis que les syndicats autonomes ne sauraient nier, Tout cela a effectivement changé. Seulement, en ces temps honnis, les revalorisation salariales de ces dernières années ont été emportées par la dépréciation du dinar et par l’envolée des prix des produits de première nécessité, le front social est déshérité, et le Salaire national minimum garanti (SNMG) algérien demeure faible, comparativement aux pays voisins, en l’occurrence la Tunisie et le Maroc. Et, pourtant, le volume de la productivité au Maroc et en Tunisie n’est pas assez élevé par rapport à l’Algérie  Dans un pays à fort potentiel pétrolier, on ne peut afficher un taux de croissance de 3,5% en 2016 et de 3,9% en 2017 (selon les estimations du Premier ministre) et laisser le niveau des salaires  bas. Aussi, la politique des salaires en Algérie n’est pas liée à la productivité. Elle est plutôt dictée par des impératifs beaucoup plus politiques. Elle inhibe le front social.  Habib Yousfi, président d’honneur de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA) exprime un avis sur le sujet, recommandant qu’il y a nécessité aujourd’hui que le gouvernent s’engage dans une démarche économique claire qui tienne compte de la stabilité du front social.


Y. S.


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