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Économie / Dossier economique

Le gouvernement veut le mobiliser

L’informel, c’est combien d’argent ?

Les montants des capitaux brassés par le marché informel ont fait l’objet, au cours des dernières années, d’évaluations les plus diverses.

L’été dernier, à l’occasion de la mise en œuvre de la LFC 2015, les médias nationaux annonçaient, sans préciser la source exacte de cette évaluation, que “la sphère informelle recèle, selon les chiffres du gouvernement, 3700 milliards de dinars”. Soit près de 40 milliards de dollars au taux de change de l’époque. Cette évaluation maximale a été depuis fortement révisée en baisse. C’est ainsi qu’à propos du “potentiel” du récent emprunt d’État, les professeurs Boucekkine et Meddahi évoquent pour leur part un chiffre compris entre 1250 et 2925 milliards de DA. “Nous pensons que le vrai potentiel est entre les deux”, estiment les deux économistes. Plus récemment encore, le ministre des Finances, citant la Banque d’Algérie, estimait que “l'argent liquide circulant dans l'informel tourne autour de 1000/1300 milliards de DA.” “Nous espérons mobiliser cette somme d'ici à la fin 2016”, ajoutait M. Benkhalfa.

Comment mobiliser l’argent de l’informel ?
Les moyens utilisés jusqu’ici par les autorités algériennes pour capter l’argent de l’informel sont-ils les bons ? Reconnaissons d’abord, à l’actif de l’actuel gouvernement qu’il est enfin passé aux actes. Depuis 2015, après des années de tergiversations, une série de mesures aux ambitions croissantes tente d’affronter le problème de l’informel. Dans l’ordre chronologique, il s’agit de l’instauration de l’obligation de l’usage du chèque pour les transactions supérieures à 1 million de dinars, de l’opération d’amnistie fiscale entrée en vigueur le 2 août 2015 et de l’emprunt d’État lancé de 17 avril dernier.

Quels résultats ?
Evoquant l’effet des deux premières dispositions adoptées en 2015, Abderrahmane Benkhalfa a affirmé que “les dépôts bancaires ont enregistré une hausse sensible au cours des trois derniers mois de 2015, en mentionnant le chiffre de 140 milliards de dinars de collecte de ressources supplémentaires par les banques algériennes au cours de cette période.” En dépit de cet optimisme de façade, l’opération si on en juge par les témoignages, obtenus “off the record”, de certains cadres de banque, ne semble pas avoir provoqué l’engouement escompté.

L’argent non bancarisé comme cible principale
C’est sans doute pour cette raison que le gouvernement est passé à la vitesse supérieure avec l’emprunt obligataire d’État. Les obligations émises à cette occasion donnent le choix entre des titres qui sont soit nominatifs soit “au porteur”, c’est-à-dire anonymes. Pour Omar Berkouk, l’opération a été conçue pour “capter le maximum d’argent informel”. Une analyse que semblent confirmer les propos récents du ministre des Finances, qui déclarait la semaine dernière que “dans le cadre de cette opération, les institutions financières algériennes ne connaîtront qu’un numéro.”

Pas d’objectif en matière de levée de fonds
Quels sont les objectifs du gouvernement en matière de levée de fonds ? Dans une déclaration récente à la Radio nationale, le ministre des Finances, M. Benkhalfa, s’était contenté de dire que l’objectif est de “ramasser autant d’argent que possible.”
Des informations récentes semblent indiquer que l’opération a pris un bon départ. Quelque 20 milliards de DA d'obligations ont été souscrites en une semaine au niveau des agences BEA, a indiqué mardi dernier un haut responsable de cette banque publique, qui a également confirmé l’information relative à l'émission, dès cette semaine, de nouveaux coupons d'obligations de 10 000 DA/titre pour les particuliers et d'un million DA/titre pour les gros déposants.


H. H.


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