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Économie / Dossier economique

PRIX DU PÉTROLE

L’Opep reprend enfin la main

Historique, l’accord conclu le 28 septembre dernier, à Alger, lors de la réunion informelle de l’Opep, transformée, séance tenante, en une conférence extraordinaire, l’est en effet. Mais en quoi est-il historique ? D’abord, l’accord porte sur une baisse de la production des pays Opep et non pas sur un gel, une telle décision n’était pas intervenue depuis 2008. Ensuite, l’accord est indiscutablement, pour l’Algérie, un succès diplomatique. Enfin, il aura permis à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole d’avoir la main haute sur les marchés et aux cours de l’or noir de se reprendre. En vertu de cet accord, un comité technique de haut niveau a été constitué pour établir et répartir les quotas. L’instance a réussi, non sans difficultés, à reconfigurer les quotas de production. Le  travail ainsi accompli a fait consensus dans les travers de l’Opep. Et, à la suite de quoi, une réunion de l’organisation pétrolière s’est tenue le 30 novembre à Vienne. La rencontre s’est terminée à la satisfaction de tout le monde, les résultats qui en sont sortis étant plus favorables que prévus (les membres de l’Opep se sont accordés sur une réduction de la production de 1,2 million de barils par jour). De fait, l’organisation a gagné la première bataille, la deuxième étant celle des négociations avec les non-Opep. Forte de cette victoire, elle s’est estimée en mesure de rallier naturellement à ses initiatives les pays qui lui sont extérieurs. Elle a pris de l’assurance, parce qu’il y a une voix qui compte sur la scène énergétique internationale, la Fédération de Russie, en l’occurrence, qui a affirmé sa volonté de se joindre à l’effort de l’Opep. Moscou a traduit ses intentions en actes lors de la réunion Opep et non-Opep tenue le 10 décembre dernier, réduisant sa production de 300 000 barils par jour. L’accord en question engage tous les membres de l’Opep et onze pays non-Opep. Toutefois, il reste à savoir s’il sera bien respecté par tous. En théorie, l’Opep a adopté une discipline stricte en matière de respect des quotas attribués à chacun des pays membres. Dans les faits, certains pays y faillent. Grâce à cet accord, les marchés continuent de s’emballer, les cours ayant déjà dépassé les 57 dollars le baril. Une question se pose cependant, la hausse du baril ne risque-t-elle pas de rendre compétitive le schiste américain ? Depuis que les prix remontent, le nombre de plateformes de forage continue de progresser. On en compte 21 de plus la semaine dernière pour un total de 498, soit 182 de plus que lors du plus bas atteint en mai 2016.


Y. S.


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