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Économie / Dossier economique

GELÉS POUR CAUSE DE CRISE FINANCIÈRE

Métro : ces projets qui aggravent la congestion des villes

© D.R.

Très lente mobilité
De nombreux projets dans le secteur des transports sont gelés en raison de la crise financière qui touche le pays. La restriction budgétaire touche des projets de lignes de métro, de tramways et de chemins de fer. Du coup, le programme de modernisation ou de développement des infrastructures de l’Algérie connaîtra un nouveau retard cette fois-ci non pas à cause du non-respect des délais de réalisation mais en raison des coupes budgétaires du gouvernement. En effet, le budget d’équipement connaîtra une baisse de près de 30% en 2017. Cette situation de manque de ressources financières n’est pas sans conséquences sur la mobilité des Algériens. En effet, aux longs délais pour réaliser une ligne de métro, de tramway ou de train s’est conjugué l’arrêt des projets qui devaient soulager les citoyens des énormes embouteillages que vivent chaque année des millions d’Algériens dans les grandes villes. À Alger, on peut parcourir un trajet d’un à deux kilomètres en voiture en une heure. Un exploit.
Chaque année, la situation s’aggrave en raison de la non-réception de projets de transport destinés à rendre la circulation plus fluide dans la capitale. Mais aussi à un manque de planification : des dizaines de milliers de logements nouveaux construits dans des communes situées à la périphérie du cœur de la ville mais sans prévoir pour autant de nouvelles voies routières, de métro et de tramway. Du moins, un décalage est observé entre la livraison de ces dizaines de milliers de logements et l’achèvement de nouvelles voies de circulation. Pour faire face à cette crise de financement, le gouvernement a pris la décision de recourir à des alternatives hors budgétaires pour poursuivre le parachèvement des réseaux de métros, de tramways, d’autoroutes, de voies à grande circulation pour en finir avec la congestion dans les grandes métropoles et faciliter la circulation entre les grandes villes : partenariat public-privé, BOT, crédits extérieurs. Mais pour passer à l’acte, mettre en œuvre ces alternatives, ce n’est pas la course contre la montre qui est engagée. Aller plus vite dans les projets, faire rapidement des montages financiers hors budget de l’État ne semble pas constituer une préoccupation aux pouvoirs publics. Morale de la question : il faudra attendre et attendre indéfiniment faute de bouleversements dans l’approche des projets, le management des projets, dans l’articulation entre l’administration, le maître de l’ouvrage, les bureaux d’études et entreprises de réalisation pour lever les contraintes et dans l’ingénierie financière. À moins…


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