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Économie / Dossier economique

Les faits économiques saillants de l’année

Morosité et incertitude du lendemain

Les experts, chacun selon son approche et ses convictions, avaient tous mis le curseur sur les difficultés qui attendaient les Algériens en 2016 et au-delà.

Dès la fin 2015 et le début 2016, à travers les différents think-tanks dont ceux organisés par le journal Liberté, et d’autres forums, les experts algériens, versés dans le domaine des hydrocarbures, de l’industrie ou dans les services, avaient mis l’accent sur la nécessité de la diversification de notre économie pour sortir du statut de monoexportateur en libérant le potentiel créateur de richesses dont l’Algérie recèle. Dans ce contexte, il est opportun de rappeler que le CNES (qu’on ne peut “créditer d’institution indépendante du pouvoir”, même si ses statuts l’indiquent), a déjà, dans un passé récent, organisé des assises autour des questions économiques et sociales, couronnées par des recommandations transmises aux autorités politiques. Il n’y a eu aucune suite. Sans sous-estimer les capacités de nos experts, la question aujourd’hu est de nature fondamentalement politique. Qu’il s’agisse d’Ouyahia, trois fois chef du gouvernement, de Sellal, actuel Premier ministre, et d’autres responsables, comme au demeurant une grande partie de l’opposition, ils ont tous stigmatisé les lobbys de l’import-import et leur mainmise sur l’économie nationale en accumulant des fortunes colossales, en échappant aux impôts, en transférant illégalement leurs capitaux vers l’étranger au détriment des forces de production et de création de richesses et d’emplois. Les experts et chercheurs avaient, lors de cette rencontre, planché sur trois thèmes : L’évolution de l’économie mondiale depuis la crise des subprimes de 2008 et le retournement du marché international des hydrocarbures et son impact sur l’économie nationale, la diversification et la réindustrialisation ainsi que la réinsertion du secteur informel dans la formalité, le développement humain et enfin le diagnostic et les recommandations à soumettre aux décideurs. Mais ils n’auraient pas été entendus. Leurs conclusions auraient-elles servi d’alibi à une politique économique que les pouvoirs publics souhaitaient exhiber en direction de l’opinion internationale ? Car il faut bien se rendre à l’évidence. Déjà la loi de finances 2016 était porteuse d’une austérité dont seuls les démunis et les couches moyennes supportent le coût. D’autres mesures pour parer aux effets de la crise ont été prises durant l’année en cours. Il s’agit de l’emprunt obligataire, de la tentative de captation de l’argent du secteur informel à travers une amnésie qui ne dit pas son nom. Ces mesures n’ont évidemment pas atteint tous leurs objectifs. Dos au mur, tel un magicien qui travestit la réalité par des effets d’illusions, le gouvernement nous sort “le nouveau modèle économique”. Il ne s’agit en réalité que de techniques de cadrage budgétaire dans le but de réduire le déficit budgétaire. En vérité, tant que le mode de gouvernance ne se réformera pas, tant que les forces de l’argent sale continueront à dicter leur loi aux plus faibles, en s’emparant de certains leviers de la décision économique, et même politique, il y a lieu de s’inquiéter de quoi sera fait demain. Les débats c’est bien, mais sans volonté politique ils resteront dans les tiroirs des gouvernants de l’heure. Sans anticiper des évolutions économiques futures, les citoyens, inquiets, attendent d’être rassurés sur leur sort. Mais ils doivent prendre leur mal en patience puisqu’avec la loi de finances 2017, avec son avalanche de taxes et d’augmentations des produits et services, ils seront soumis à une cure d’austérité drastique.                                           

  A. H.


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