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  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
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Économie / Dossier economique

Stratégie

Nouveau modèle économique ou cure d’austérité ?

La question  mérite d’être posée d’autant que le “nouveau modèle” préconisé dépend à la fois de paramètres exogènes et  endogènes — évolution des cours du pétrole, apport des IDE d’une part — et d’autre part, de la compétitivité de l’économie nationale, de l’amélioration du climat des affaires et du mode de gouvernance pratiqué par les pouvoirs publics jusqu’à présent. L’Algérie, ce qui est regrettable, a raté des opportunités inestimables d’accéder au statut de pays émergent lorsque le prix du pétrole était de 120 dollars le baril. Aujourd’hui on veut faire payer ce “ratage” à la population.    L'objectif du gouvernement à travers le nouveau modèle économique est d'aboutir, en bout de cycle, à des niveaux soutenables en matière d'équilibres des finances publiques. Ces axes généraux ont été détaillés dans un document intitulé “Nouveau modèle économique” dont Liberté détient une copie. Il s’agit en fait, d’une véritable cure d’austérité pour les trois années à venir. Les mesures préconisées revêtent, pour certaines d’entre elles, un caractère  ouvertement antisocial. Le gel de la masse salariale et donc des recrutements notamment dans la Fonction publique, l’abandon des subventions accompagnées certes par une aide financière en faveur des couches sociales les plus démunies, l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz, la réduction des dépenses d’équipement impactant la compétitivité des PME et PMI, etc. Par ailleurs, même si les données quantitatives d’encadrement de ce programme semblent réalistes pour certains experts (hormis le taux d’inflation et le taux de change de la monnaie nationale) ; il paraît peu réaliste d’aboutir à un équilibre budgétaire en 2019, avec une balance de paiement excédentaire de l’ordre de deux milliards de dollars, d’abord parce qu’un prix du baril à 60 dollars en 2019 n’est pas évident, tant la volatilité des cours échappe à nos gouvernants, et d’autre part on note dans ce document une absence manifeste de volonté politique de rechercher de nouvelles niches de fiscalité, notamment au niveau des activités informelles. Même s’il est affirmé la nécessité de réorienter la fiscalité ordinaire vers les biens et services, le gros de la masse fiscale ordinaire escomptée, proviendra forcément de l’IRG, donc des salariés qui seront sommés de payer le prix d’une crise dont ils ne sont pas à l’origine. Avec un mode de gouvernance décrié par tous, il n’est pas certain que cette feuille de route réussisse.

A. H.


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