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Économie / Dossier economique

impact de la loi de finances 2017 sur le pouvoir d’achat

Prix : des hausses de 10 à 300%

©D. R.

Dire la vérité au citoyen

Les consommateurs assistent à une situation paradoxale en procédant à leurs achats en ce mois de janvier, période de mise en œuvre de la loi de finances 2017 qui consacre la hausse de 2% de la TVA, chez les détaillants : épiceries, supérettes et supermarchés. Ils peuvent par exemple dans un espace commercial enregistrer des hausses de produits de large consommation et constater en même temps que des prix d’autres produits n’ont pas connu de changement.  Là, le discours officiel, du Premier ministre Abdelmalek Sellal au ministre des Finances, est vite démenti par les réalités du terrain. Quand les pouvoirs publics martèlent que la loi de finances n’aura pas d’impact sur le pouvoir d’achat des citoyens, que beaucoup de produits sont subventionnés et qu’ils échappent à la hausse, tels que la semoule et la farine, au même moment les citoyens ont payé plus cher ces produits, objets de hausses de 10% et de 15% dans plusieurs supérettes. La hausse du prix de la banane est emblématique des graves dysfonctionnements du commerce intérieur. Ni la dévaluation du dinar ni un taux de TIC de 30% ne peuvent justifier une hausse de plus de 300% de ce produit : de 150 DA à 550 DA le kg en un seul mois ! Si ce n’est la mainmise d’un baron de l’import-import sur la vente du produit selon des rumeurs. Le retour au monopole sur ce produit, à en croire ces sources, traduit l’impuissance du gouvernement face à une grave transgression des règles de la concurrence. Qui est responsable de ces importantes hausses ? Le producteur, le grossiste ou le détaillant ? Les services du commerce qui doivent déterminer la source de ces infractions à la loi et empêcher ces transgressions aux règles commerciales sont absents, comme à l’accoutumée, sur le terrain. L’instruction du chef de l’État – dire la vérité à la population – est ainsi violée chaque jour que Dieu fait. Le gouvernement ne peut masquer une réalité : la loi de finances 2017 aura un impact sensible sur le pouvoir d’achat des citoyens. Qu’on en juge : les produits de très large consommation comme les légumes secs (riz, lentilles, haricots, pois cassés, pois chiches) ont connu des hausses variant entre 10 et près de 50%. Pour la farine et la semoule, la hausse se situe entre 10 et 15%. Pis, les hausses de produits de large consommation ont été observées en décembre, soit avant l’application de la loi de finances 2017, sans réaction du gouvernent ni des services de contrôle. Cette situation d’enrichissement illicite au détriment de la majorité des citoyens est loin d’être inversée. On est, en fait, devant une passivité de l’État qui favorise le négoce illicite en défaveur des couches laborieuses et des producteurs honnêtes. Au tableau rose, une mention spéciale à des opérateurs comme Sim et Enie qui ont décidé de maintenir inchangés les prix des pâtes et des produits électroménagers. Il convient également de citer l’instruction respectivement du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et celui des Transports aux opérateurs du secteur ne pas augmenter les prix du téléphone et de l’internet ainsi qu’aux transporteurs privés de voyageurs de ne pas augmenter les tarifs des transports. De telles initiatives à encourager devraient faire tache d’huile. Quant au gouvernement, sa passivité risque de provoquer de nouvelles émeutes. D’ailleurs l’effet émeute, qu’on le reconnaisse, a freiné la propension des importateurs, des grossistes et des détaillants à augmenter de manière importante les prix. Mais pour un temps. Quand on sait que plusieurs intervenants n’ont pas encore fait répercuter la hausse de TVA, attendant que les stocks s’épuisent.

Par : K. Remouche
remouchekaled@gmail.com

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