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Économie / Dossier economique

Plusieurs produits de large consommation hors de portée des petites bourses

Ramadan : la flambée des prix au rendez -vous

© Liberté

Spéculation

À quelques jours de l’entame du mois de jeûne, les marchés connaissent comme à l’accoutumée la flambée des prix de produits de large consommation. Les produits emblématiques de cette hausse importante des prix sont la tomate, la courgette, le poulet, l’escalope de dinde, l’ail, les petits pois, par rapport aux prix de la deuxième quinzaine du mois de mai, l’augmentation peut atteindre 50 à 100% ! Un écart énorme qui montre que les pratiques spéculatives continuent de dominer en dépit du discours rassurant sur la disponibilité des produits. Encore une fois, le Ramadhan 2016 se caractérisera par l’anarchie et la désorganisation du marché. Il suffit de se rendre au marché de fruits et légumes de Rovigo (Bougara) qui approvisionne toute la région Centre pour s’en rendre compte.
Cet espace commercial est le royaume des transactions sans facture, des ventes en plusieurs mains et de l’absence de traçabilité. En un mot, un temple de l’informel, du commerce sauvage, en dépit de la promulgation en 2012 d’un texte qui régit l’organisation des marchés de gros de fruits et légumes. Cette anarchie commerciale justifie la flambée des prix actuellement enregistrée sur nos marchés.
Comme à Rovigo, le temps s’est figé sur les marchés du pays. On y assiste aux mêmes pratiques spéculatives, au même désordre, à la prédominance de l’informel, à l’absence de l’autorité de l’État depuis au moins 20 ans. Les principales victimes de cette prévisible saignée seront la grande majorité des ménages qui touchent entre 18 000 DA et 50 000 DA. Pendant qu’on assiste à des manœuvres spéculatives destinées à profiter du mois sacré pour se sucrer sur le dos des citoyens, les pouvoirs publics tardent comme à l’accoutumée à réagir pour juguler cette flambée des prix. Si deux initiatives à encourager pouvant atténuer cette perte importante du pouvoir d’achat sont annoncées : 114 points de vente Proda (ventes du poulet et de la viande moins cher) marchés de proximité de l’UGTA, leur mise en place ne s’effectue pas avec la même promptitude. À un jour du début du mois de jeûne, on ignore si ces espaces commerciaux seront systématisés et si les espaces de Proda sont proches des grands centres de consommation, notamment dans la capitale et dans les grandes villes du pays. Ces points de vente ne semblent pas visibles pour la majorité des citoyens. Encore une fois, on fait l’économie de l’information déterminante dans la lutte contre les pratiques spéculatives et la flambée des prix. Cette situation démontre, encore une fois, l’incapacité de l’État à contrer ces pratiques, à juguler la flambée des prix et à réguler le marché. À la lumière de tous ces signaux, Ramadhan 2016 sera comme les autres Ramadhans, le mois de la saignée des ménages.


K. R.


 


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