Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

Évolution du secteur

Retard des investissements et des mentalités

Dans de nombreux pays, le secteur touristique représente entre 10 et 12% du PIB.

Les retards accumulés, y compris par rapport à nos voisins immédiats, sont alarmants en dépit du discours triomphaliste des pouvoirs publics. Tous les spécialistes conviennent à penser que l’État a négligé le tourisme, qui, rappelons-le, est source de devises, générateur d’emplois et créateur de richesses hors hydrocarbures. Les différents responsables qui se sont succédé à  la tête de ce secteur ont tantôt pointé du doigt les retards accusés, tantôt mis en avant les réalisations enregistrées et la “stratégie” de développement du tourisme.  Cette “stratégie” s’articule autour de deux axes. La création de zones d’extension touristique (ZET)  et  le SDAT (Schéma national d’aménagement de développement touristique). S’agissant des ZET, le portail du ministère du tourisme nous indique que “l'Algérie totalise 205 ZET délimitées, déclarées et classées, en application de décrets exécutifs dont 155 balnéaires, 30 sahariennes, 11 climatiques et 9 thermales”.
Nous constatons  que ces textes législatifs datent de 15 ans en moyenne et la plupart de ces zones ne sont pas viabilisées pour de nombreuses raisons (contentieux liés au foncier, problèmes de financement, pesanteurs bureaucratiques, etc.). Au demeurant, l’ancien responsable en charge de ce secteur, lors de sa visite à Béjaïa, avait déclaré : “Il faut lever les contraintes, qui parfois sont d’ordre futile qui entravent l’investissement (touristique) et aller vite dans la réalisation.”
Il avait, par ailleurs, demandé aux promoteurs d’entamer leurs projets sans même attendre les procédures inhérentes à la viabilisation des terrains, qui prennent beaucoup de temps. “Il ne faut pas attendre que la zone soit complètement viabilisée pour passer à l’investissement.” Par  ces temps de disette financière  (chute de 60% de nos recettes liées à la commercialisation des hydrocarbures, 11 milliards de dollars de déficit de la balance du paiement durant le premier trimestre de l’année en cours, selon la banque d’Algérie).
Ces paramètres constituent autant de clignotants rouges qui devraient inciter les pouvoirs publics à s’intéresser plus que par le passé à ce secteur dans le cadre d’une politique d’ensemble de diversification de l’économie nationale. Dans le même temps, l’amélioration relative du niveau de vie des Algériens, a généré des besoins nouveaux en loisirs et dans le domaine touristique.
Dès lors, la demande locale est allée en s’accroissant alors que l’offre nationale est restée insuffisante.

A. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER