Scroll To Top
FLASH
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Économie / Dossier economique

État financier du pays

Tous les indicateurs sont au rouge

Il faut s’attendre à des situations douloureuses sur le plan social.

Selon Sellal, “dire la vérité aux citoyens est l’unique voie pour gagner la confiance et l’adhésion de tous à l’œuvre de renouveau national”. Faut-il pour autant que les gouvernants disposent de suffisamment de légitimité pour que le peuple adhère à leur démarche ? Mais dans les faits, tout le monde sait que la situation d’aujourd’hui est caractérisée par une baisse des exportations des hydrocarbures, une chute des prix du pétrole, une hausse des importations des biens d’équipement, des services et de denrées alimentaires, une régression de nos réserves de change ainsi qu’une aggravation du déficit budgétaire et une avancée significative de l’inflation et des dévaluations successives du dinar. En plus, les derniers indicateurs financiers livrés par le ministère des Finances via l’APS n’incitent guère à l’optimisme. En vérité, l’’Algérie est fortement menacée dans ses équilibres financiers et macroéconomiques structurels. En dépit des arguments avancés par la Banque d’Algérie dans ses dernières notes explicative dès 2013 relative à la “dépréciation du dinar”, et de l’Exécutif qui affirmait que tout allait bien… Bien qu’un plan anti-crise, face à la chute du prix du pétiole, ait été adopté par le gouvernement lors d’un Conseil de ministres restreint, présidé par le chef de l’État, rien ne semble se profiler à l’horizon. Le plan anti-crise, concocté et adopté lors du Conseil des ministres restreint consacré à cet effet, n’a pas dévoilé le détail des mesures arrêtées.
Un plan  B, voire C, ont été probablement envisagés dans le cadre de la LFC 2016. Si tel est le cas, il faut s’attendre à ce que le volet social, préservé jusqu’à présent, sera touché avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer. Dans ce domaine, 80% de dépenses incompressibles sont consacrées aux salaires et les transferts sociaux ne cessent d’augmenter, grevant lourdement le budget de l’État. Ce qui a abouti au déficit alarmant du Trésor public. Par ailleurs, l’un des principaux axes du plan anti-crise concerne, pour le désormais ex-ministre du Commerce, la restriction des importations passera par la restauration de la licence d’importation. Ce denier avait déclaré que beaucoup d’intérêts seront dérangés. Dans les faits, cette tourmente exprime une panne de vision stratégique des intérêts supérieurs de la nation. Ainsi, même si le pouvoir tente de rassurer la population, la chute brutale des cours de l’or noir, prédit par les experts et ignorée superbement par les autorités, jusqu’à ce qu’elles soient mises dos au mur, vient rappeler à tous, qu’il grand temps de se préparer à une cure d’austérité. L’État doit donner l’exemple en réduisant son train de vie. Le président de la République est monté au créneau pour souligner la gravité de la situation en invitant la nation et les institutions à la prudence. Tous les citoyens savent que le mode de gouvernance dans notre pays a favorisé la frénésie dispendieuse des institutions et responsables de l’État. Le Premier ministre, pour sa part, aurait instruit les membres du gouvernement afin “de réduire au maximum leur train de vie, de s’abstenir de créer toute nouvelle Epic”. Enfin, pour l’ancien ministre de la prospective, “ce que fait le gouvernement relève du tâtonnement et les mesures prises ne tarderont pas à affecter le pouvoir d’achat des citoyens. Une inflation à deux chiffres en 2016, consécutive à la dévaluation du dinar qui a perdu 31% de sa valeur, se traduirait naturellement par l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens”.

A. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER