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Économie / Dossier economique

Investissement privé

Un grand projet bloqué

Dans un contexte marqué par la crise financière, l'Algérie ne pouvait plus continuer à avoir une électricité basée uniquement sur le gaz et le diesel. D'où la nécessité de diversifier son mix énergétique en exploitant l’immense gisement solaire dont dispose le pays. Reste que les investissements inscrits dans le cadre du programme national des énergies renouvelables ne seront pas directement financés par l’État, mais le seront par des opérateurs algériens et étrangers. Cette situation a poussé certains opérateurs privés à investir ce créneau, à l’image du groupe Souakri qui a contracté un  partenariat avec le groupe français Hanau Énergies, spécialisé dans les panneaux solaires photovoltaïques. Ce partenariat, qui porte sur la production de 500 mégawatts, se trouve malheureusement bloqué, nous explique Abdenour Souakri, président du groupe Souakri, qui indique que ce blocage est intervenu juste après le changement opéré à la tête du ministère de l’Énergie. Le nouveau ministre de l’Énergie, Nouredine Bouterfa, a décidé de bloquer le projet, arguant que les lois allaient changer et que l’opérateur devait attendre la nouvelle législation pour lancer son projet. Le projet est donc à l’arrêt en attendant la prochaine législation. Pourtant l’opérateur souligne que tout a été finalisé. L’argent a déjà été mobilisé (autour de 2 milliards de dollars). “Nous, on a eu l’accord du wali pour les terrains à El-Bayadh et à Biskra” avec tous les accords de branchement et de raccordement, indique Abdenour Souakri qui ajoute : “Nous avons tout fait au niveau de la Creg.” Sur le dossier technique, “on a travaillé avec la Creg pendant plusieurs mois. Plusieurs réunions, plusieurs séances de travail. On a finalisé. On était prêt pour signer puis on nous dit qu’il faut attendre la nouvelle loi.” L’opérateur a proposé de commencer avec la législation existante sur un premier projet de 350 MW, mais, selon lui, le ministre a refusé. “Si on l’avait fait, le projet aurait déjà abouti. Cela nous aurait permis de profiter du savoir-faire de notre partenaire et aussi d’attirer d’autres investissements”, déplore-t-il. Donc le projet est à l’arrêt, avec la possibilité qu’il soit abandonné. En effet, le président du groupe souligne que s’il n’y a rien, le partenaire va partir. Pour atteindre les objectifs fixés pour 2030, l’Algérie devra réaliser 1000 MW par an. La démarche ne réussira pas si on n’intègre pas le privé. Au vu du potentiel de l’Algérie, investir dans les ENR est intéressant et jouable. Beaucoup d’opérateurs privés commencent à se positionner. Mais des préalables doivent être réunis. Après des années d’hésitation, l’Algérie a affiché l’ambition de développer un important programme dans le domaine des énergies renouvelables. Un conseil des ministres a érigé, en février dernier, le secteur en priorité nationale en accordant la part belle l’investissement privé. Le sort réservé au projet du groupe Souakri douche en quelque sorte les ardeurs des opérateurs, puisqu’il leur est signifié que le cadre législatif n’est pas encore défini.


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