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Économie / Dossier economique

Nouveau modèle économique

Un plan élaboré en catimini

© D.R.

À ce jour, le contenu de ce document n’est pas rendu public.

Dans son intervention prononcée lors des travaux de la tripartite du 5 juin dernier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a renouvelé “la disponibilité du gouvernement à la concertation et au dialogue sans exclusive” concernant les questions d'intérêt national “dans le cadre du strict respect des lois et règlements”, considérant que tout Algérien peut apporter sa contribution à la construction du pays : “Tout Algérien a sa place dans ce pays et peut participer à son édification”. À travers ses déclarations, le Premier ministre ambitionne de s’appuyer sur l’engagement du patronat et des syndicats pour mettre en œuvre le nouveau modèle économique de croissance. Secouée par le choc de la baisse drastique des prix du pétrole, l’Algérie devrait aller, selon le Premier ministre, chercher la croissance en dehors du secteur des hydrocarbures, c'est-à-dire dans la sphère économique réelle où “l’entreprise, publique ou privée, est la clé de voûte”. Le nouveau modèle économique dont il est question touche essentiellement le mode de fonctionnement de l’économie nationale et sa réorientation par rapport à sa situation actuelle. Il s’agit d’un nouveau mode de croissance économique qui devra être basé surtout sur la diversification des activités économiques et pas seulement sur la rente pétrolière. Dans un contexte de crise pétrolière et de perspectives moroses pour l’économie nationale, un tel chantier se devait de ratisser large à travers un dialogue, afin que toutes les parties se l’approprient, pour reprendre le constat du collectif Nabni. Reste que sur le terrain, la chose est tout autre. En effet, la tripartite de juin 2016 devait présenter le nouveau modèle économique. Au final, le gouvernement et les partenaires sociaux (patronat et syndicats) n’ont, à l’occasion, rien apporté de nouveau, hormis quelques vagues pistes annoncées par le Premier ministre. Le côté très vague et généraliste des déclarations de ce dernier ont laissé les observateurs sur leur faim. Ces derniers s’attendaient à ce que le gouvernement mette en place un plan d’action chiffré, avec une responsabilisation des acteurs, le tout soumis à un calendrier. Cela n’a pas été le cas. Au jour d’aujourd’hui, soit presque quatre mois après sa présentation, les contours de ce nouveau modèle économique ne sont pas encore connus. Ce qui rend, de facto, la concertation avec les acteurs du terrain, caduque. “Tout le monde en parle, mais on ne l’a pas encore vu”, affirme un économiste qui ajoute qu’il y a eu une inflation de conférences sur de nombreux sujets (économie, commerce extérieur…) sans grands résultats. Plus encore, l’expert est sceptique concernant la concertation et le dialogue quand le CNES, espace idéal de concertation, est léthargique avec des instances non renouvelés depuis des années. Le fait, pour le gouvernement, de s’appuyer sur l’UGTA et le FCE donne l’illusion d’un dialogue et d’une concertation. Une illusion éphémère puisque le cadre de cette concertation qui est la tripartite est de plus en plus décrédibilisé. L’épisode de la dernière mini-tripartite du 15 septembre organisée à huis clos et sans aucun résultat rendu public, renseigne sur la conception du dialogue et de la concertation économique et sociale prônée par les pouvoirs publics.


S. S.    


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