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A la une / Dossier

Aït Ahmed entretenait une relation étroite avec la région

Béni Ourtilane pleure son fils adoptif

Jeudi 24 décembre 2015. Il est 14h30. Une couche de brume recouvre le centre-ville de Béni Ourtilane, perché sur une colline, à 80 km au nord de Sétif. Seules les cafétérias étaient bondées de monde en cette journée glaciale. La disparition du chef historique, Hocine Aït Ahmed, dominait les discussions. “Quand et où sera inhumé Dda l'Hocine ?”, est la question qui revenait tel un leitmotiv dans la bouche de tout un chacun. Ici, dans la tribu des Ath Ouartilane, l'ex-leader du FFS est vénéré tel un saint. L'homme charismatique entretenait, de son vivant, une relation très étroite avec la population.
D'ailleurs, en septembre 1962, il fut élu député de Sétif dans la première Assemblée constituante algérienne. Il sera également candidat dans la même circonscription, aux premières législatives pluralistes de décembre 1991. Mais que cache cet attachement de Dda L'Hocine à cette région ? Pour tenter de lever le voile sur ce lien ombilical entre l'enfant de Aïn El-Hammam au pays des Ath Ouartilane, nous nous sommes rendus sur place. Notre première escale sera le siège de la section FFS de Béni Ourtilane. Cependant, ses locaux sont fermés. Tous les cadres et élus se trouvent à Alger. Au siège de l'APC, bien qu'il soit fermé en cette journée fériée, nous sommes reçus par le secrétaire général, Omar Issad, qui assurait la permanence et qui nous mettra en contact avec l'un des plus vieux militants du FFS et ancien compagnon de feu Hocine Aït Ahmed. Il s'agit de Mohamed-Chérif Latache, 69 ans, commerçant de son état, un véritable disciple d'Aït Ahmed. “Dda L'Hocine était un homme très modeste. Au-delà de son éminence grise, son parcours militant aussi bien pour la cause nationale que pour la démocratie en Algérie, il avait des qualités et des valeurs humaines qui ont fait de lui une personnalité universelle incontestable. Son credo, la paix et la tolérance. C'était un démocrate impénitent. Un grand pilier que l'Algérie vient de perdre”, témoigne ce sexagénaire, les yeux larmoyants. Interrogé sur cette relation privilégiée qu'entretenait le chef historique avec Beni Ourtilane, M. Latache affirmera que “Dda L'Hocine n'avait aucun lien de parenté ici, mais il éprouvait un grand sentiment d'amour et de fidélité envers toute la région. Il faut dire qu'il connaissait Sétif bien avant 1954, c'est-à-dire avant le déclenchement de la Révolution. Tout le monde sait que Hocine Aït Ahmed avait des relations d'amitié très profondes avec des familles nobles de la capitale des Hauts-Plateaux, dont la famille commerçante dénommée Guenifi, à laquelle il rendait souvent visite. En plus, au début des années 50, il rencontra au Caire (Égypte) le défunt imam Cheikh Fodil El-Ouartilani, un grand penseur et militant anticolonialiste, mort en 1959 à Ankara, en Turquie”.  Selon notre interlocuteur, c'est dans le village natal de ce savant proche de la mouvance des Frères musulmans, appelé “Anou”, situé à un jet de pierres de la daïra de Béni Ourtilane, que l'ancien président du FFS avait installé son quartier général (QG) électoral lors des législatives de 1991. Pourquoi le choix du village de Cheikh Fodil El-Ouartilani ? La seule seule raison connue, nous confie-t-on, est que les habitants d’“Anou” sont de la lignée des marabouts, dont Hocine Aït Ahmed était un descendant. Par ailleurs,
M. Latache a rappelé que la majorité des maquisards de la région avait rejoint, en 1963, les maquis du FFS. Ce qui explique, dit-il, ce sentiment d'affinité entre Dda L'Hocine et la population de Béni Ourtilane.

K. O.

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