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A la une / Dossier

Quelques jours après l’arrestation de Salah Abdeslam

Double attentat à Bruxelles

L’aéroport de Bruxelles a été la cible hier d’un attentat terroriste. © D. R.

Le niveau d’alerte est passé de 3 à 4, son niveau maximal, après ces attentats qui interviennent quelques jours seulement après l’arrestation de Salah Abdeslam, un des auteurs des attaques de Paris de novembre dernier.


Un double attentat terroriste, revendiqué par l’organisation autoproclamée État islamique, a fait hier matin au moins 34 morts et plus de 200 blessés, dans la capitale belge Bruxelles, selon un bilan provisoire. La première attaque a visé, aux environs de 8h, l’aéroport international de Bruxelles-Zaventem, causant la mort de 14 personnes et blessant 96 autres, ont affirmé les pompiers. Deux kamikazes se seraient fait exploser, selon les autorités belges qui ont fait état de la fuite de leur complice. Une capture d’écran de la vidéosurveillance, montrant trois suspects, a été diffusée à la mi-journée par les médias. Des témoins ont affirmé avoir entendu deux explosions au niveau du hall de l’aéroport, précédées par des coups de feu. Le parquet de Bruxelles a expliqué qu’une arme d’assaut de type Kalachnikov a été découverte à côté de l’un des kamikazes, précisant qu’une bombe a explosé devant le stand d’enregistrement de la compagnie American Airlines. Une deuxième bombe a explosé entre un Starbucks et l’accueil de la compagnie aérienne Brussels Airlines. Une troisième bombe, qui n’a pas  explosé, a été découverte à l’intérieur de l’aéroport. Le parquet n’a pas précisé s’il s’agissait d’une bombe ou d’une ceinture d’explosifs. La troisième bombe a explosé, une heure plus tard, au niveau de la station de métro de Maelbeek, au cœur du quartier européen de la capitale. Bilan de cette deuxième attaque : au moins 20 morts et au moins 130 blessés. En début de soirée, la police belge a affirmé avoir trouvé d’autres explosifs à l’intérieur de l’aéroport qui est resté fermé durant toute la journée d’hier. Quant au métro et au tram, la situation se normalise progressivement dans Bruxelles et les régions environnantes, a indiqué le média public, la RTBF. Quelques minutes après ce double attentat, la police et l’armée ont été dépêchées pour sécuriser les centrales nucléaires qui constituent une cible potentielle des terroristes, selon des rapports des services de renseignement belges. Soupçonné d’être derrière cette meurtrière attaque, l’État islamique a revendiqué sa responsabilité à travers un communiqué rédigé en français. “Par la grâce d'Allah et Son bienfait, une cellule secrète des soldats du califat (...) s'est élancée en direction de la Belgique croisée qui n'a cessé de combattre l'Islam et les musulmans”, a affirmé Daech dans son communiqué, évoquant “un nombre de soldats du califat — portant des ceintures explosives, des bombes et des fusils-mitrailleurs, et ciblant des lieux choisis avec précision dans la capitale belge Bruxelles — (qui) se sont élancés à l'intérieur de l'aéroport Zaventem de Bruxelles et d'une station (de) métro pour tuer un grand nombre de croisés”. Les autorités belges ont renforcé le dispositif de sécurité à travers tout le pays. “Diverses perquisitions sont en cours à plusieurs endroits du pays, plusieurs témoins sont également entendus”, a précisé le procureur Frédéric Van Leeuw lors d'une conférence de presse, à l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité. Les médias ont été appelés à ne pas fournir de détails sur les lieux concernés par les perquisitions. Les attentats de Bruxelles interviennent quatre jours seulement après l’arrestation de Salah Abdeslam, seul survivant des attaques meurtrières de Paris du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et 300 blessés.
Le Premier ministre Charles Michel avait affirmé, après l’arrestation de Salah Abdeslam, que des attaques de grande envergure étaient “imminentes”, mais personne ne sait quand et où elles pourraient être menées. Hier soir, il n’a pas écarté la possibilité d’autres attaques, appelant tous les pays d’Europe à lutter ensemble contre le terrorisme qui, selon lui, n’a pas de frontières.


Lyès Menacer


 


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