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A la une / Dossier

Le cours inaugural de la rentrée scolaire 2016-2017 consacré à la guerre de libération nationale

Hassiba Ben Bouali et le colonel Lotfi à l’honneur

Fac-similé de la lettre du colonel Lotfi à sa femme en date du 16 mars 1960.

“Il m’est même très difficile d’envisager pour moi une autre vie que la vie révolutionnaire”, écrivait le colonel Lotfi à son épouse, en lui demandant de “faire preuve de beaucoup de courage et de patience”.

Plus de 8,6 millions d'élèves tous cycles confondus, dont 28 000 nouveaux, sont attendus ce matin, à travers l’ensemble des établissements scolaires du territoire national, pour la rentrée scolaire 2016-2017. Une nouvelle rentrée où le coup d’envoi officiel se fera depuis la wilaya de Naâma, plus exactement du lycée des frères Derbal, par la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, accompagnée du ministre des Moudjahidine, Tayeb  Zitouni.

Cette année, le cours inaugural dans les établissements scolaires algériens portera sur la mémoire de la Révolution du 1er Novembre 1954, visant à mettre en avant les valeurs de notre glorieuse guerre de Libération nationale. Vraisemblablement, cette initiative s’intègre dans l’esprit de “vision uniformisée”, tant recherchée par le ministère de tutelle, et dans le cadre du fameux “pari sociétal”, récemment préconisé par Mme Benghabrit. Ainsi, les élèves prendront connaissance aujourd’hui du contenu de deux lettres, l’une envoyée par Hassiba Ben Bouali à ses parents et l’autre par le colonel Lotfi à sa femme.

Dans sa missive datée du 15 septembre 1957, Hassiba signalait avoir mal vécu les 9 mois passés sans communication avec sa famille, tout en sachant que la police coloniale surveillait la maison parentale. “J’aimerai tellement vous revoir, (…) il ne se passe pas un jour où je ne pense à vous”, écrivait la jeune militante nationaliste, consciente cependant que cette séparation était indispensable, puisqu’elle était “très recherchée” à Alger, par les forces coloniales.
Pressentant le danger qui la guettait, elle prévint que si elle venait à mourir, on ne devait pas la pleurer, certifiant qu’elle serait morte “heureuse” pour que vive l’Algérie libre et indépendante. Mais, sans se douter qu’elle serait assassinée quelques jours plus tard, à la Casbah, aux côtés d’Ali la Pointe, du petit Omar et de Bouhamidi, Hassiba réclama les photos des membres de sa famille, en raison de son départ prochain au maquis, en essayant de rassurer ses “chers parents” et en pensant aux “petits qui vont bientôt reprendre l’école et qui j’espère travailleront bien”.

Quant au colonel Lotfi, étant en “pleins préparatifs” pour rejoindre rapidement l’intérieur du pays, il rappelait dans sa lettre du 16 mars 1960, destinée à son épouse, que son amour pour la Révolution était supérieur à celui qu’il éprouvait pour elle. “Il m’est même très difficile d’envisager pour moi une autre vie que la vie révolutionnaire”, précisa-t-il, en lui demandant de “faire preuve de beaucoup de courage et de patience”. Plus loin, il l’invita à faire preuve de “plus de courage encore”, voire à être fière de lui, s’il venait à mourir. En outre, le colonel Lotfi recommanda “instamment” à sa femme de veiller sur leur fils, de donner à ce dernier “une très solide instruction” et de lui faire aimer les valeurs de la Révolution, en l’exhortant à “être toujours à l’avant-garde des jeunes femmes algériennes”.

H. A.


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1 réactions
Réda le 04/09/2016 à 12h13

Nos chouhadas Allah Yerhamhoum ... nos références ! Tahya El-Djazair Horra ! Bravo, Mme la ministre, une Algérienne digne et compétente !

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