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A la une / Dossier

Me Ali Yahia Abdennour au sujet du retour de Chakib Khelil

“La justice algérienne est impotente”

En marge d’une vente-dédicace de son pamphlet paru récemment aux éditions Koukou, Me Ali Yahia Abdennour a tenu, hier, une conférence de presse à la librairie des Beaux-Arts, à Alger. En présentant son dernier ouvrage intitulé Lettre ouverte au système politique et au dernier pouvoir qu’il a engendré, l’ancien défenseur des droits de l’Homme est revenu notamment sur la stratégie individuelle menée par l’actuel locataire d’El-Mouradia pour perdurer au pouvoir et ses nombreux subterfuges.
“Bouteflika n’est pas un dictateur, c’est un pharaon”, clame-t-il en mettant en exergue le jeu politique qu’il a mis en place depuis son arrivée au pouvoir. En lieu et place de la séparation des pouvoirs, Ali Yahia Abdennour perçoit plutôt “une confusion des pouvoirs”. C’est pour cela, d’après lui, que “les Algériens ne croient plus en la justice”. Pour preuve, le retour de Chakib Khelil en Algérie témoigne, si besoin est, de l’impotence de cette justice. Pour étayer son propos, il rappellera les déclarations de l’actuel garde des Sceaux, en l’occurrence Tayeb Louh, pour qui les affaires de corruption dépendent uniquement des institutions judiciaires. “Et de qui dépendent alors ces mêmes institutions judiciaires ?” se demande-t-il avec un brin de fausse naïveté.
Il faut dire qu’en usant d’allégories, l’éminent juriste et militant se montrera didactique à souhait. Jugeons-en. “Après avoir déshabillé Toufik en plein hiver, il a donné ses prérogatives à Gaïd-Salah, soit des vêtements tellement chauds que ce dernier pourrait très vite étouffer.” Pour l’orateur, “la suppression du DRS a posé plus de problèmes qu’elle n’en a résolu”. Considérant la situation actuelle comme très “difficile”, il préconise une “solution politique” car, selon lui, “la violence profite toujours au pouvoir”.
Dans tous les cas, un dénouement à moindres frais de la crise politique actuelle devrait coïncider, selon lui, avec le retrait pur et simple du chef de l’État. “Bouteflika doit céder le pouvoir. Cela fait 17 ans déjà qu’il règne, il est malade et il ne s’adresse plus à son peuple.”


M.-C. L.   

 


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