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A la une / Dossier

DES RÉACTIONS EN CHAÎNE DEPUIS L’ANNONCE DE SON DÉCÈS

La mémoire saluée

©D. R. ©Liberté

Depuis l’assassinat de Mohamed Boudiaf, l’un de ses compagnons d’armes, la mort de Hocine Aït Ahmed est l’événement qui suscite le plus de réactions et d’hommages, aussi bien au niveau national qu’international. Figure charismatique du mouvement national et grand militant des droits de l’Homme et de la démocratie, le défunt impose le respect, y compris à ses farouches opposants. Florilège des hommages rendus par plusieurs personnalités à ce père de la Révolution :

Le président Abdelaziz Bouteflika : “Ni moi, ni le peuple algérien, ni l'Histoire n'oublierons le regretté  Hocine Aït Ahmed”
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a qualifié, jeudi, le défunt Hocine Aït Ahmed de “sommité dont les valeurs humaines, la finesse et l'intelligence politique inégalées avaient éclairé un pan de l'histoire du militantisme algérien et marqué de leur empreinte l'histoire de tous les mouvements de libération de par le monde”.  Dans (son) message de condoléances adressé à la famille et proches du défunt, le chef de l’État a souligné que “l'un des grands hommes de l'Algérie, un éminent militant et un dirigeant historique hors pair, le moudjahid Hocine Aït Ahmed, vient de nous quitter, Puisse Dieu Le Tout-Puissant l'accueillir en Son Vaste Paradis aux côtés de ceux qu'il a comblés de Ses Bienfaits et entourés de Sa Grâce Éternelle”. Retraçant le parcours héroïque du défunt, un des pères de la Révolution, le chef de l’État s’est dit qu’“(il) ne saurait (se) consoler de la disparition de cet homme fidèle à sa patrie, soucieux de l'unité de sa nation, courageux dans ses positions, attaché à ses principes, affable, constructif dans ses critiques, digne dans son opposition à l'égard de certains responsables dont il contestait le mode de gouvernance et la méthode de gestion. Un homme qui se refusait à la surenchère et aux compromissions lorsqu'il s'agissait de questions cruciales intéressant sa patrie”. “Je n'oublierai point son courage, ni sa bravoure et son charisme qui ont marqué les différents événements liés à l'histoire de l'Algérie, depuis l'Organisation spéciale (OS) qu'il a présidée à une période des plus sombres, jusqu'à ses positions courageuses et ses avis judicieux qui éclairaient les nombreuses rencontres et conférences internationales, en passant par son évasion des geôles du colonisateur, la fondation du bureau du Maghreb où il avait grandement contribué à faire connaître les pays arabes d'Afrique du Nord, le détournement par l'armée française de l'avion qui le transportait avec ses compagnons dans une opération de piraterie inédite, la menace qui pesait sur les frontières algériennes et qu'il a vite écartée en les défendant avec tout son attirail et ses hommes, son rôle dans le Gouvernement provisoire dont il devient membre alors qu'il est incarcéré et dans l'opposition où il fut une icône incontestée”, est écrit dans le message de Bouteflika. “Ni moi, ni le peuple algérien, ni l'Histoire n'oublierons le regretté Hocine Aït Ahmed qui s'était dévoué pour son pays, qui est resté fidèle à son peuple et a honoré le serment. L’Algérie a perdu en la personne de Hocine Aït Ahmed un de ses grands hommes qui a accompli avec abnégation et dévouement son devoir de militant et de moudjahid”, a souligné le chef de l’État pour qui “le souvenir des hommes de la trempe d’Aït Ahmed, dont les actions et les réalisations profitent, tels des épis cultivés à travers le temps, aux générations successives, demeure gravé dans les mémoires et leur souvenir vivace dans les cœurs”.

L'ancien président de la République Liamine Zeroual : “Il était un exemple surtout… de la morale”
“L'ancien combattant de l'indépendance est un symbole d'abnégation, de rigueur, de ténacité et surtout de morale. L'Algérie vient de perdre aujourd'hui un symbole et un grand patriote. C'est l'un des derniers pères de la nation qui disparaît. La vie de Hocine Aït Ahmed, un des dirigeants de la Révolution algérienne et opposant historique, s'est toujours confondue car son pays est présent à tous les instants dans son cœur.”

Mokdad Sifi, ancien chef de gouvernement : “Les dirigeants doivent méditer plus que jamais l’enseignement de Da L’Hocine”
“Avec la mort d’Aït Ahmed, l’Algérie de Novembre se retrouve orpheline. Au-delà du défenseur de la démocratie et des droits de l’Homme, Aït Ahmed a incarné, depuis l’indépendance, le refus des Algériens de se soumettre à la dictature et d’accepter le reniement des idéaux de Novembre 54. Il a laissé un exemple vivant et un message incandescent à la nation algérienne et particulièrement à la jeunesse de ce pays pour continuer à lutter pour une Algérie libre et démocratique. Dans ce moment de grande tristesse pour notre nation, les militants de la cause nationale et les dirigeants de notre pays doivent méditer plus que jamais l’enseignement de Da L’Hocine.”

Abdelmalek Sellal, Premier ministre (sur sa page facebook) : “Un grand militant historique”
“Nous avons reçu avec beaucoup de tristesse la nouvelle du décès du grand militant historique et du dirigeant national Hocine Aït Ahmed. (…) Je présente mes sincères condoléances et j’implore Dieu Tout-Puissant pour qu’Il le récompense et l’honore.”

Amar Saâdani, SG du FLN : “Nous avons été injustes avec lui”
“Nous avons été injustes avec lui, il faut le reconnaître. Les autres pays ont reconnu sa valeur et le prenaient en considération, pas nous. Soyons humbles, c’était un héros, nous n’avons pas été justes avec lui (…).”

Ahmed Ouyahia, SG du RND et chef de cabinet de la Présidence : “L'Algérie vient de perdre l'un des symboles de la Révolution”
“L'Algérie vient de perdre l'un des symboles de la Révolution et le premier responsable politique à mener, après l'indépendance, un combat pour la liberté et la démocratie. Le défunt distinguait, en tant qu'opposant, entre le combat légitime avec le pouvoir et l'Algérie en tant que mère patrie (…).”

Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l’APN  : “Il a sacrifié trois quarts de sa vie pour l’Algérie”
“Il fait partie des grands de l’Algérie. Il a inscrit son nom dans l’Histoire des principes de la démocratie, de l’indépendance et de la liberté. Ses positions étaient constantes, il ne les a jamais changées. Il a sacrifié trois quarts de sa vie pour l’Algérie. Il mérite tout le respect et il reste dans la mémoire du peuple algérien.”

Nouredine Boukrouh : “Il inflige un dernier camouflet au système en refusant d’être enterré à El-Alia”
“Aït Ahmed aura été original, même dans sa mort. Opposant intraitable au système de son vivant, il est parti en lui infligeant un dernier camouflet : être l'unique historique à refuser d'être enterré au cimetière officiel d'Al-Alia pour s'en démarquer jusqu'à la fin des temps. Cohérent avec lui-même, seigneurial et humble à la fois, il a préféré à cet honneur douteux car souillé par le crime (assassinats de Abane, Krim, Khider, etc.) et l'imposture (faux moudjahidine qui y reposent), le voisinage pur des gens du peuple d’Aïn El-Hammam. Dors en paix brave homme !”
 
Nabil El-Arabi, SG de la Ligue des États arabes : “L’Algérie a perdu l’un de ses grands dirigeants historiques”
“L'Algérie et la nation arabe ont perdu en la personne du militant Hocine Aït Ahmed un des grands dirigeants historiques de la Révolution du 1er Novembre qui a mis fin au colonialisme en Algérie et servi d'exemple aux mouvements de libération dans les pays du tiers monde.”

Abderrezak Makri, président du MSP “Une référence pour tous les Algériens”
“L'Algérie perd en la personne de Hocine Aït Ahmed, un leader politique et une référence pour tous les Algériens ; il fut un des premiers artisans de la guerre de Libération nationale ayant milité après l'indépendance pour la liberté, la démocratie et les droits de l'Homme.”

Amar Ghoul : “Un exemple qui n’a jamais cherché des intérêts personnels”
“Toute la vie d’Aït Ahmed était des sacrifices, toute sa vie était pour l’Algérie. Da L’Hocine était un vrai militant avant, pendant et après la Révolution. Il n’a jamais cherché des intérêts personnels. C’est un exemple. Il a vécu pour des idéaux. Je rends hommage, à ce qu’a construit Aït Ahmed, le FFS, à sa ligne politique et les militants du FFS. Nous espérons que l’Algérie évoluera sur la base des idées de Da L’Hocine.”

Abderrahmane Belayat, ex-ministre et ancien coordinateur du bureau politique du FLN : “La grande récompense d’Aït Ahmed est ce que dit le peuple de lui”
“Nous étions ensemble lors de l’ouverture démocratique. Aït Ahmed était intraitable quant à ses valeurs, ses convictions et sa conscience. La grande récompense d’Aït Ahmed est ce que dit le peuple de lui. Aït Ahmed a eu un parcours extraordinaire.”

UGTA (communiqué) “Un homme aux principes constants”
“Notre pays vient de perdre l’un des derniers chefs historiques de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954 pour la liberté du peuple et le recouvrement de l’indépendance et de la souveraineté nationale (…). Homme politique et figure emblématique de la Révolution nationale, Hocine Aït Ahmed s’était toujours distingué par une constance de ses idées, de ses principes et de ses idéaux nationalistes. Il a dédié sa vie à un idéal à sa mesure : l’émancipation des libertés et de la démocratie.”

Ali Haddad, président du Forum des chefs d'entreprise (FCE) : “Si L’Hocine est quelqu’un de plus grand que nous”
“L'Algérie vient de perdre un grand homme et un révolutionnaire qui a consacré sa jeunesse, voire toute sa vie à l'Algérie. On n’a pas de mots (assez forts) pour rendre hommage à ce grand homme. Parce que Si L’Hocine est quelqu’un de plus grand que nous.”

Abou Djerra Soltani, ex-ministre et ancien président du MSP : “En Algérie, nous découvrons les valeurs des hommes après leur disparition”
“L’Algérie a perdu un grand homme en politique, en histoire et en nationalisme. En Algérie, nous découvrons les valeurs des hommes après leur disparition. Lorsqu’ils sont en vie, nous ne communiquons pas avec eux pour apprendre le militantisme, l’histoire et la politique. Aït Ahmed savait faire la différence entre le devoir national et l’opposition au régime. Le rêve d’Aït Ahmed n’était certainement pas de voir la situation de déliquescence actuelle.”

Synthèse : Farid Abdeladim

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