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Ils dirigent des communes dépourvues de pouvoir et de moyens

Le difficile quotidien des élus locaux

 Organisée quelques semaines avant l’éclatement de nouvelles violences, l’élection locale de novembre 2014, a évité la paralysie totale du pays, assure Otman Gajiji, le président du comité central pour les élections des assemblées communales. Avant le conflit de 2014, les élections ont eu lieu dans 94 sur les 100 assemblées locales existantes, a-t-il expliqué, soulignant qu’avec le conflit sur la Constitution, 30 nouvelles communes ont été créées à travers tout le territoire libyen, ce qui n’était pas pour résoudre une crise déjà complexe dans ce pays voisin. “Les Assemblées communales fonctionnent, mais au ralenti, en raison des grandes difficultés auxquelles les communes font face”, a expliqué Otman Gajiji. “Les difficultés sont de plusieurs ordres : financier, politique et sécuritaire”, a-t-il ajouté, précisant que “le manque de dotations budgétaires pour l’exécution des projets inscrits empêchent la réalisation de leur programme, en matière de développement local, qui dépend dans sa quasi-totalité de la volonté des administrations locales, elles-mêmes paralysées par la faiblesse de l’Etat central”. Mais l’orientation politique des élus peut constituer un atout pour certaines communes, selon s’ils sont du même bord que les entités politiques qui contrôlent leur région. “Le financement est conditionné par votre soutien au gouvernement de Tobrouk de Abdellah al-Theni ou de celui de Tripoli de Fajr Libya”, a-t-il encore souligné, non sans oublier que ces communes sont incapables, dans la majorité des cas, d’assurer un minimum de service aux administrés.


L. M.