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A la une / Dossier

Émancipation politique de la femme

Le discours et la réalité

Les femmes restent sous-représentées dans les institutions. ©Yahia/Liberté

Elles ne sont que quatre femmes ministres dans un gouvernement qui compte 35 membres, soit un taux de 11,4%.

L’investissement féminin dans l’action politique reste remarquablement faible. Sur la soixantaine de partis politiques agréés, seulement trois sont dirigés par des femmes. Et parmi ces dernières, une seule, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, participe véritablement au débat politique. Les deux autres femmes chefs de parti, en l’occurrence Naïma Salhi et Zoubida Assoul, responsables respectivement du Parti de l’équité et de la proclamation (PEP) et de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), ne s’y invitent qu’épisodiquement, et souvent de manière très timide. Aussi, les partis PEP et UCP restent sur des performances électorales maigres, voire nulles. Contrairement au PT qui, lui, dispose de représentations appréciables au niveau de l’Assemblée nationale (APN) et des assemblées locales (APW et APC). Car même si Naïma Salhi et Zoubida Assoul sont au même niveau de responsabilité partisane que Louisa Hanoune, il reste que l’entrain et l’engagement politique sont plus notables chez cette dernière que chez elles. Mais au-delà de ces considérations, l’on peut affirmer que ces trois chefs de parti constituent l’exception confirmant la règle qui veut que l’univers du leadership partisan soit peuplé d’hommes. Cela s’en ressent d’ailleurs en termes de participation de la femme au niveau des assemblées élues, mais aussi au niveau du gouvernement. Malgré la promulgation, dans le cadre des réformes engagées dans le sillage du Printemps arabe, d’une loi obligeant à l’intégration de quotas de candidates sur les listes électorales, la présence de la femme dans les assemblées élues est loin de la parité avec les hommes. Cela même si la mesure a permis un bon classement de l’Algérie dans la région Mena. La classification mondiale établit par l’Union parlementaire classe, en effet, l’Algérie, qui enregistre un taux de 31,6% de sièges occupés par les femmes à l’APN, à la 26e place, soit la plus forte représentation dans la région Mena et le monde arabe. La femme n’est, par ailleurs, pas mieux représentée au gouvernement. Elles ne sont que quatre femmes ministres dans un gouvernement qui compte 35 membres, soit un taux de 11,4%. Cette faible représentation de la femme dans l’Exécutif est le fait de la volonté politique du chef de l’État qui dispose de la prérogative régalienne de nommer aux postes de ministres. Ce qui, du coup, dément les discours relatifs à la promotion politique de la femme. Une promotion gênée à la fois par les pesanteurs sociales et les oppositions des partis islamistes par trop dogmatiques. Ces derniers se sont d’ailleurs bruyamment manifestés, lorsque le Parlement débattait du projet de loi relative à la lutte contre les violences faites aux femmes. Les députés islamistes, regroupés dans l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), ont donné du gosier et fait des  pieds et des mains pour empêcher le vote du texte. Peine perdue. Mais ils n’en démordront pas pour autant. Ils exerceront tellement de pression que le gouvernement, toujours enclin à la concession aux islamistes, a agi en sourdine auprès du Sénat pour que le projet de loi soit bloqué. Il le sera, en effet, le temps d’une grossesse, soit 9 mois, avant d’être libéré, enfin,  sous la pression des associations féministes et d’ONG. Mieux vaut tard que jamais. Mais, faudrait-il encore que cette loi et d’autres d’ailleurs connaissent une traduction concrète. La remarque vaut pour la nouvelle Constitution publiée hier au Journal officiel et qui consacre deux articles à la promotion politique de la femme. L’article 35 stipule que “l’État œuvre à la promotion des droits politiques de la femme en augmentant ses chances d’accès à la représentation dans les assemblées élues. Les modalités d’application de cet article sont fixées par une loi organique” et l’article 36 qui dispose, lui, que “l’État œuvre à promouvoir la parité entre les hommes et les femmes sur le marché de l’emploi. L’État encourage la promotion de la femme aux responsabilités dans les institutions et administrations publiques, ainsi qu’au niveau des entreprises”.


S. A. I.


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1 réactions
no passaran le 08/03/2016 à 10h51

écoutons les poètes et poétesses, il y aura moins de frustrations et de haine de l'autre : ''Le corps, unique lieu de rêve et de raison, asile du désir''. (Anna de Noailles) poétesse adoré par un très grand poète ARAGON.

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