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A la une / Dossier

Intervention militaire en Libye

Le Sg de l’Onu dit “non”

Ban Ki-moon et Ramtane Lamamra, hier, à Alger. ©APS

La visite de Ban Ki-moon en Algérie intervient dans un contexte sécuritaire explosif dans la région de l’Afrique du Nord et au Sahel. Elle est l’occasion pour le secrétaire général de l’ONU de se prononcer en faveur de la poursuite du dialogue interlibyen.  
“Toute partie externe qui attisera le feu en Libye doit assumer les conséquences de ses agissements”, a averti, hier, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, pour son premier jour de visite à Alger, lors du point de presse qu’il a animé conjointement avec le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, au siège du ministère des Affaires étrangères. Ban Ki-moon a affirmé, en effet, que la situation est “alarmante” en Libye, faisant part de sa préoccupation quant aux événements qui secouent l’ensemble du Maghreb et des régions du Sahel. “La situation en Libye, au Maghreb et au Sahel est préoccupante”, a-t-il indiqué. “Tout nouveau conflit ne fera qu’aggraver cette situation”, déjà catastrophique en Libye, a ajouté Ban Ki-moon, précisant disposer de rapports accablants “sur des actes graves qui peuvent être considérés comme des crimes de guerre” en Libye.
Le secrétaire général de l’ONU a réagi en réponse aux partisans d’une intervention militaire en Libye, qui justifient un nouveau recours à la force par le blocage que connaît le processus de paix onusien, sous la conduite de l’envoyé spécial de l’ONU, Martin Kobler. “J’ai chargé mon envoyé spécial en Libye, Martin Kobler, de faciliter le dialogue politique” entre les parties libyennes, pour mettre fin à une crise humanitaire qui s’aggrave de jour en jour. “Si les choses ne progressent pas sur le plan politique, la crise humanitaire s’aggravera”, a-t-il expliqué, lors de son point de presse, et en prononçant un long discours devant une assistance composée du corps diplomatique étranger, d’étudiants et des fonctionnaires des Affaires étrangères. Pour Ban Ki-moon, la résolution du conflit en Libye passe par la voie diplomatique, ce pourquoi, il a longuement insisté sur le rôle que peuvent jouer “tous ceux qui ont de l’influence pour calmer la situation”. Dans le cas contraire, ce sera une guerre généralisée qui entraînera toute la région dans l’abîme. Évoquant l’organisation autoproclamée État islamique (Daech), Ban Ki-moon a estimé qu’il s’agit d’un “fléau” qu’il faut combattre sans relâche. Pour sa part, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a réitéré la position de l’Algérie dans le traitement de la crise libyenne et des dossiers chauds dans les pays de la région. “Toute intervention militaire provoquera une catastrophe” en Libye et dans les pays voisins, que ce soit la Tunisie, l’Algérie ou l’Égypte, sans oublier les pays du Sahel, a déclaré Ramtane Lamamra. Depuis 2011, date de la chute de l’ancien régime du défunt colonel Mouammar Kadhafi, à la suite de l’intervention de l’OTAN, la Libye est plongée dans une spirale de violence armée qui empêche le pays de retrouver sa stabilité. Les luttes tribales, les rivalités personnelles et l’affrontement de plusieurs courants politiques empêchent aujourd’hui l’aboutissement du processus de paix onusien qui doit être sanctionné par la formation d’un gouvernement d’union et l’adoption d’une nouvelle Constitution. Devant la persistance des informations faisant état d’une possible intervention armée en Libye, le Premier ministre italien, Matteo Renzi, a également écarté une telle option, préférant encourager la poursuite du dialogue interlibyen.

L. M.

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