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A la une / Dossier

Mhamed Kaki, sociologue et initiateur du collectif

“Les Français ont été amputés d’une partie de leur Histoire”

Il estime que l’Etat français a le devoir aujourd’hui d’intégrer dans l’Histoire du pays, le passé colonial, en faisant toute la vérité sur les faits et en les condamnant de façon claire.

Comment cette initiative a-t-elle mûrie ?
Tout a commencé par une pétition que nous avons initiée l’année dernière pour une reconnaissance des crimes d’État commis en Algérie. Cette démarche a eu du succès. Ce qui nous a poussés à créer un collectif national. Nous avions ensuite organisé un rassemblement devant l’hôtel de ville de Paris accompagné  de prises de parole et d’une minute de silence. Nous nous sommes par ailleurs adressé à plusieurs maires et élus de France pour leur demander de voter un vœu au sein des Conseils municipaux pour que M. François Hollande reconnaisse le crime d’État, à Sétif, Guelma et Kherrata et plus globalement qu’il autorise l’ouverture des archives et fasse en sorte que cette Histoire de France frappée de déni soit enseignée dans les écoles. Aujourd’hui encore, les Français restent amputés d’une partie de leur Histoire alors qu’ils doivent être informés de tout ce qui s’est passé en Algérie.

Pensez-vous avoir réussi à lever la chape de plomb qui enferme ce triste passé ?
Nous y parvenons doucement. En 2015, le Conseil municipal de la ville de Paris a voté à l’unanimité un vœu de reconnaissance. Cela nous a surpris car cette motion a été approuvée à la fois par la gauche et la droite. D’autres municipalités ont suivi. Cette année, les villes d’Ivry, de Champigny, de Rennes, de Brest… ont exprimé le même Vœu. Plus d’une vingtaine de villes aujourd’hui s’associent à notre appel. Des maires et des députés nous soutiennent. Pour marquer encore une fois l’évènement, nous avons programmé deux manifestations cette fois-ci. Nous organisons un colloque important au Centre culturel algérien à Paris sur l’histoire de ce crime d’Etat, suivi d’une projection d’un film documentaire. Ce 8 mai, deux rassemblements auront lieu. Le premier dans la matinée, devant la municipalité de Nanterre et le second à 15h devant le parvi de l’hôtel de ville de Paris.

Pensez-vous que votre appel sera entendu par le président Hollande ?
Nous l’espérons. Nous sommes en tout cas déterminés et nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à ce que notre cause soit entendue. L’État français doit assumer ses responsabilités et résoudre les questions mémorielles qui occultent une partie du passé de la France.


S. L.-K.


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