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A la une / Dossier

DES PARTIES TENTERAIENT D’ENTRAVER LA RELATION ALGÉRO-FRANÇAISE

Les troublantes mises en garde de Sellal et de Valls

Manuel Valls et Abdelmalek Sellal, hier, lors d’un point de presse, à Alger. ©APS

La présence à Alger de pas moins de dix ministres français constitue une “démonstration éclatante” du partenariat “exceptionnel” algéro-français, estiment, à l’unisson, les deux Premiers ministres.

Ce sont deux Premiers ministres, algérien et français, visiblement lessivés, qui se sont présentés, hier, en début d’après-midi, en conférence de presse pour exposer le bilan de la troisième réunion du Comité intergouvernemental algéro-français de haut niveau et du Forum algéro-français qui se sont tenus à Alger dans la matinée. Abdelmalek Sellal et, surtout son homologue Manuel Valls, paraissaient, en effet, éreintés et ont même dû écourter la rencontre avec les journalistes, en limitant les questions posées. Les deux hommes donnaient l’impression, malgré tout, que ce mini-sommet, qui a été précédé par la polémique sur les visas non accordés à deux journalistes français, a atteint ses objectifs. Brandissant les différents accords signés à l’occasion de cette visite comme un trophée,
M. Sellal n’a pas manqué de mettre en garde contre “ceux qui veulent troubler les relations entre l’Algérie et la France”, tout en appelant à “continuer à travailler pour éviter les pièges dressés”. Donnant écho à l’appel de son homologue algérien, M. Valls a, d’ailleurs, martelé que “rien et nul ne peut entraver cette relation exceptionnelle faite de clarté et de franchise” entre l’Algérie et la France. Qui est cet ennemi commun qui voudrait “troubler” et “entraver” les relations entre les deux pays ? La question restera sans réponse.
Saisissant, par ailleurs, au vol une question d’une journaliste française sur la question du terrorisme, le Premier ministre français semblait avoir retrouvé, là, ses aises pour s’étaler en longueur sur cette question qui fait, aujourd’hui, enfin, consensus des deux côtés de la Méditerranée. Pour lui, la communauté internationale “aurait dû mieux comprendre ce qui se passait en Algérie au début des années 1990 et aux choix difficiles qui étaient les siens”. “L’Algérie a souffert durant plusieurs années et a payé un lourd  tribut au terrorisme. Nous aurions dû mieux comprendre ce qui se passait en Algérie au début des années 1990”, a-t-il martelé, comme pour exorciser les démons d’une certaine politique française, de gauche notamment, qui s’était montrée particulièrement indulgente à l’égard du terrorisme islamiste à cette période, avant de se heurter à l’implacable visage hideux de la bête immonde. “L’Algérie et les Algériens ont combattu courageusement le terrorisme, nous ne l'oublions pas”, a encore insisté le Premier ministre français avant de clamer haut et fort : “Nous sommes tous engagés contre le terrorisme”, comme pour dire que la France et, par-delà, le monde occidental, a définitivement tiré les enseignements du passé quant au traitement à réserver à la question du terrorisme. Tout en soutenant que le terrorisme est “un fléau qui affecte aujourd'hui les civilisations, nos civilisations”, Abdelmalek Sellal a, pour sa part, mis en garde contre les amalgames qui sont souvent entretenus en Occident : le terrorisme et l’islam. “Il n’y a pas de relation ou de lien entre l'islam et le terrorisme. Nous devons tous coopérer pour lutter contre ce fléau, nous devons encourager les pays à adopter des plans et des projets pour restaurer la sécurité et lutter contre la haine, car c'est la haine qui nourrit le terrorisme et les terroristes”,
a-t-il insisté. Sur un autre plan et visiblement irrité par une question sur une certaine perception des investisseurs français qui voient dans l’Algérie juste un marché pour les produits français, le Premier ministre Manuel Valls a répliqué en martelant qu’il faut “sortir de ces visions caricaturales” faites de la relation entre l’Algérie et la France, appelant, dans la foulée, ses vis-à-vis, à “se tourner résolument vers l'avenir”. D’après lui, la présence à Alger de pas moins de dix ministres français constitue une “démonstration éclatante” du partenariat “exceptionnel” algéro-français, mettant en avant les nombreux accords et protocoles d’accord signés ou en discussion entre les deux parties, dans différents domaines autres que l’économie. “Nous avons beaucoup travaillé et ce qui a été réalisé depuis 2012 est exceptionnel. Nous allons continuer à travailler, rien ne doit et ne peut entraver cette relation exceptionnelle”, a-t-il insisté. Ce à quoi Abdelmalek Sellal a répondu en invitant les entreprises françaises “à saisir les immenses opportunités d'affaires que recèle l'économie algérienne”, estimant que le troisième forum économique bilatéral, tenu peu avant les travaux de la troisième session du CIHN, allait dans ce sens du “rapprochement” des opérateurs publics et privés des deux pays “dans le cadre d'un partenariat mutuellement bénéfique”.

H. S.


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