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A la une / Dossier

Face à la menace terroriste aux frontières

L’opposition refuse le chantage à l’insécurité

Pour les partis de l’opposition, à l’instar de ceux organisés dans la CLTD, c’est le régime qui fragilise le front intérieur. © Louiza Ammi/Archives Liberté

Les leaders de l’opposition n’ont pas manqué de soupçonner une dose de surenchère politique dans les cris d’orfraie poussés par des partis et parties apparentés au pouvoir.

La situation sécuritaire serait d’une gravité telle que le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, et le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, font de l’appel à la vigilance un leitmotiv et de la Constitution d’un front intérieur de riposte un impératif. Il n’y a point de mal à ce que les plus hautes autorités sécuritaires se rendent à un tel plan de communication, à plus forte raison lorsque des attentats terroristes, commis ou déjoués, font palper la menace sécuritaire.
C’est même nécessaire, pour ne pas dire recommandé. Mais s’il est  aisé de susciter de la vigilance face au terrorisme, il en est autrement de la structuration de ripostes solidaires, comme constituer, par exemple, le fameux front intérieur auquel ont appelé certaines chapelles partisanes et, à leur suite, des voix officielles et institutionnelles. On ne devrait même pas se poser la question, tant est que la réponse est évidente : l’appel devient suspect dès lors qu’il émane du pouvoir ou d’entités qui se réclament de sa proximité. La raison ? Le pouvoir a tellement recouru, par le passé, à la surenchère, voire au chantage à l’insécurité pour se sortir des impasses politiques dans lesquelles il s’enlisait, qu’il lui est, aujourd’hui, difficile de valider son projet auprès de l’opposition. Pour cette dernière, il n’est pas question de se laisser prendre au chantage.
En effet, des leaders de l’opposition n’ont pas manqué de soupçonner une dose de surenchère politique dans les cris d’orfraie poussés par des partis et parties apparentés au pouvoir. Mobilisée solidairement autour du mot d’ordre du changement, l’opposition, consciente, elle aussi, il faut le dire, de la menace terroriste, ne veut pas se laisser convaincre aisément. Pour elle, la question du front intérieur ne peut être appréhendée comme une problématique à part, quand bien même elle serait urgente. Si elle doit souscrire au projet, ce sera sous une condition : que le pouvoir lâche du lest, revienne de son attitude autiste et accepte de négocier une transition démocratique, laquelle passe, il est clair, par une ouverture de l’espace d’expression politique.
Les termes de l’équation ont d’ailleurs été rappelés par le responsable du parti Djil Djadid, Soufiane Djilali, qui, devant un aréopage de convives  réunis à l’occasion de la célébration du cinquième anniversaire de son parti, a distingué, à juste titre, entre le compromis et la compromission.
“Vous pensez que dans les moments difficiles, il suffit d’appeler l’opposition à se dresser en rempart pour que ça advienne. Mais de quel rempart, parlez-vous ? Vous voulez peut-être un rempart à l’instar des murailles qui isolent le Club-des-Pins ?”, a-t-il ironisé, tranchant de go : “Dans ce cas-là, on ne marchera pas avec vous !” Le responsable de Djil Djadid traduit, en fait, le sentiment de l’opposition politique en général, laquelle continue de douter de la sincérité du pouvoir. Surtout que les doléances qu’elle a exprimées jusqu’ici relèvent de réclamations politiques basiques, entre autres, l’institution de mécanismes pour des élections transparentes. Mieux encore, pour l’opposition, la fragilisation du front intérieur est le fait du seul pouvoir. Pour le président d’Ennahda, parti islamiste activement engagé dans la CLTD, le front intérieur est fragilisé du fait de l’étouffement des libertés et de l’oppression de l’opposition politique et de la société civile en général. Rien n’est plus vrai.


A. R.
 

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2 réactions
yanis le 15/03/2016 à 12h55

"l’opposition politique en général, laquelle continue de douter de la sincérité du pouvoir". à moins d'être aveugle et malentendant pour ignorer les atteintes terroristes aux frontières de l’Algérie, pour croire en la sincérité d'un gouvernement.cette opposition n'aura pas le koursi tant convoité par les narcissiques si le pays est "envahi" par leur terrorisme qu'ils voient virtuel.

nouari019 le 16/03/2016 à 7h44

changer un borgne pour un aveugle pourquoi faire!!tous autant qu'il sont ne pense qu'a une chose le korsi,depuis 1962 nous somme gouvernés par des renégats sans aucune moral ni honneur, il ne se respecte pas eux même comment voulez vous qu'il respecte le peuple, pourtant nous avons une jeunesse qui aime son pays ,qui on les capacités a gouverner le pays comme il se doit, bientôt in challa nous seront débarrassés de tout cet horde de hyènes puantes.

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