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A la une / Dossier

Dans un message adressé aux militantes du parti à l’occasion du 8 mars

Ouyahia charge l’opposition

Conférence du RND à la veille de la Journée du 8 Mars. © Ryad Kramdi/Liberté

Les partis au pouvoir, le FLN et le RND en l’occurrence, contiennent difficilement leur agacement, et même leur crainte, de voir que la mayonnaise prenne pour l’opposition dont le second congrès est prévu dans quelques semaines. La peur semble d’autant plus justifiée que la “hotte”, réservée à l’achat de la paix sociale, s’est rétrécie comme peau de chagrin, alors que les signaux sont au rouge sur le plan socio-économique. Et c’est, naturellement, sur le registre sécuritaire, visiblement encore porteur, que les deux partis surfent pour torpiller toute perspective de changement. Dans une lettre adressée hier aux militantes de son parti, réunies dans le cadre d’une conférence à la veille de la Journée du 8 Mars, le secrétaire général par intérim du RND, Ahmed Ouyahia, a chargé l’opposition sans la nommer, l’accusant de “jubiler” du fait de la crise économique dans “l’espoir de cueillir le pouvoir à l’ombre du chaos”. “Les principaux défis, ce sont l’insécurité à nos frontières et la crise dont les effets augmentent de jour en jour à cause de la chute des prix du pétrole. S’ajoutent à cela, les relais de certains à l’étranger s’activant pour vendre l’illusion que l’Algérie constitue un danger pour son environnement”, a affirmé Ahmed Ouyahia dans cette lettre lue en son nom par Nouara Djaffar devant plusieurs dizaines de cadres et de militantes du parti réunies à Zéralda. “Dans les faits, ceux qui, à l’intérieur du pays, sont englués dans leur connerie destructrice oublient que le peuple algérien, dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées, suit tous les jours le bilan dramatique de ce qui est appelé le printemps arabe”, écrit-il. “Il note aussi les destructions causées par les égoïsmes politiques dans les pays concernés et le bilan de l’anarchie causée par la nouvelle colonisation”, ajoute-t-il. Comme souvent, étant chevillé dans la culture des dirigeants depuis l’indépendance, Ahmed Ouyahia met en garde contre la menace de la main étrangère. “Quant à ceux de l’étranger qui guettent les conséquences de la crise en Algérie, ils se trompent pour avoir oublié la magistrale leçon que leur a administrée le peuple algérien en triomphant seul du terrorisme barbare qui avait ses bases arrière chez eux et dont ils découvrent aujourd’hui l’horreur”, soutient-il, dans une allusion à peine voilée à la France secouée par des attentats en novembre dernier. Face à “ces menaces”, Ahmed Ouyahia appelle à la mobilisation. “Devant ces menaces, les conclusions demeurent insuffisantes : elles appellent la mobilisation, la détermination et l’action”, dit-il. “La mobilisation est un devoir pour la sécurité du pays entouré de foyers de tensions et de conflits. Si l’ANP, à laquelle nous rendons hommage, veille à la protection des frontières, il appartient au peuple d’être vigilant en permanence face aux dangers des incursions terroristes.” Mais “l’action” et “la mobilisation”, qui, à certains égards, recoupent avec l’appel au renforcement “du front interne”, lancé par Amar Saâdani, ne doivent pas se limiter à l’aspect sécuritaire. Elles doivent porter, aussi, selon Ouyahia, sur le renforcement des “valeurs morales”, “d’organisation” et du respect de “la légalité”. “Effectivement, la drogue et le crime touchent la jeunesse et même les enfants. Et à chaque fois que les milieux occultes s’activent, ils essayent d’entraîner nos jeunes dans la rue”, relève Ouyahia.

Soutien permanent à Bouteflika   
Conscient, tout comme Saâdani, que son devenir dépend d’une loyauté à toute épreuve et sans faille au président de la République, Ahmed Ouyahia, en égrainant les acquis obtenus par les femmes et consacrés dans les textes de loi, n’a pas manqué de louer le Président et de réitérer le soutien “permanent” de son parti. “Ces réalisations, c’est grâce à la bonne gouvernance du président Abdelaziz Bouteflika que le RND est fier de soutenir et auquel il réitère son soutien permanent.” Ouyahia, qui admet que la crise des prix du pétrole “risque de perdurer” et ses conséquences se “ressentent de plus en plus” sur les recettes du pays, soutient également que c’est là un autre défi qu’il faut relever à travers le travail. “L’Algérie n’est pas tributaire des hydrocarbures qui ne constituent que le tiers de nos ressources. L’Algérie, c’est aussi l’agriculture, le tourisme et les services. C’est un vaste territoire, une jeunesse formée et des entrepreneurs compétents. Aussi, c’est un marché attractif aux investisseurs étrangers. Tels sont les cartes gagnantes que nous devons dynamiser et investir à travers un travail assidu”, soutient Ouyahia. “La mobilisation, la détermination et le travail sont les valeurs que doivent adopter les Patriotes pour concrétiser le programme du président de la République”, conclut-il.


Karim Kebir

 


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