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A la une / Dossier

Aptitude d’Abdelaziz Bouteflika à gérer les affaires de l’état

Peut-on encore y croire ?

Les images diffusées ne sont pas pour rassurer. © D. R.

Les images de l’audience accordée par le président Abdelaziz Bouteflika au Premier ministre français, Manuel Valls, engagent sérieusement la réflexion sur la démarche des “19”, qui consistait à s’assurer de la lucidité du chef de l’État.

C’est un coup dur qui s’abat sur le clan présidentiel au lendemain de la tenue du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) algéro-français, samedi et dimanche, à Alger. Les images montrant un Abdelaziz Bouteflika très fatigué, le regard hagard, le geste lent et l’air absent invitent, à nouveau, à s’interroger sur les capacités du Président à gouverner.
Inutile peut-être, puisque les images sont si éloquentes que continuer à s’interroger sur la lucidité du chef de l’État serait une perte de temps. Abdelaziz Bouteflika donnait l’air d’être dans les vapes, ne réalisant pas trop à l’évidence ce qui se passait autour de lui.
Des images “gênantes” qui, si elles ont provoqué raillerie(s) et moquerie(s) déplacées dans l’Hexagone, en Algérie, elles ont surtout suscité écœurement et indignation. Le maître-mot des Algériens, dans la rue comme sur les réseaux sociaux, était de condamner cet entêtement à vouloir, coûte que coûte, maintenir, et donc faire subir pareille épreuve à une personne âgée et de surcroît  malade, plutôt que de la laisser se reposer. Dans leurs réactions et commentaires, les Algériens ont surtout accablé de leurs reproches l’entourage du Président, pour l’avoir exposé et livré de la sorte à la caricature outrancièrement négative des médias français.
Une caricature à laquelle le Premier ministre français, Manuel Valls, a forcément contribué, incidemment ou volontairement, en publiant la photo de l’audience avec le président Abdelaziz Bouteflika, sur son compte twitter.
Des partis politiques, aujourd’hui réunis sous la chapelle de l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso), s’étaient élevés contre la volonté d’Abdelaziz Bouteflika à briguer un quatrième mandat, avant déjà le lancement officiel de la campagne présidentielle d’avril 2014. Ils le soupçonnaient de ne pas avoir toutes les capacités lui permettant d’assumer pleinement ses tâches constitutionnelles.
Plus d’une année après, soit en novembre 2015, 19 personnalités connues pour être proches du président de la République, à l’exemple de la moudjahida et ex-sénatrice du tiers présidentiel, Zohra Drif-Bitat, et de l’ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, avaient surpris par une démarche inédite. Les “19” estimaient que certaines décisions prises sur les plans politiques et économiques ne ressemblaient pas au même chef de l’État qu’ils ont longtemps côtoyé.
Ces personnalités ont alors demandé à rencontrer le Président pour s’assurer s’il était au courant de tout se qui se passait dans le pays, mais aussi autour de lui.
De son côté, le président de Talaie El-Houriat, l’ancien chef de gouvernement Ali Benflis, ne manque aucune occasion de soutenir que le pouvoir est bel et bien vacant. Comme les “19”, sa conviction est renforcée à mesure que sont diffusées les images du Président.
Les brèves séquences d’images, montrant Abdelaziz Bouteflika recevoir des personnalités en visite à Alger, n’étaient pas, en effet, déjà rassurantes. Aujourd’hui, avec cette scène de trop, le doute n’est peut-être plus permis.


M. M.

 


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3 réactions
kad25 le 13/04/2016 à 14h03

La volonté de nuire est une évidence, que ce soit par le coup fumeux du journal le "Monde" ou celui de Valls. Les réactions des deux rives sont antinomiques. L'une consiste à faire abstraction de toute critique ou moralité et a bénéficié d'un soutien corporatiste indéfectible, inconditionnel et hideux et au delà. En dépit de la diffamation flagrante et le caractère pernicieux de ce journal "immonde". L'autre, la notre, consiste à tergiverser et surtout à analyser .../...

kad25 le 13/04/2016 à 14h17

si nous n'avions pas prêté le flanc à cause de l'état de santé de notre président. C'est là toute la différence à laquelle il faut méditer. Ceci dit, sans vouloir offenser notre cher président s'il ne décide pas de partir, tous les bienfaits qu'il a apporté à notre pays se transformeront en négatif, mais lui seul peut prendre cette décision l'image positif qu'on a de lui. Je veux tout de même noter l'erreur monumental du protocole qui a permis la prise de photos peu valorisantes.

M.larbi le 13/04/2016 à 22h57

J'ai peine à croire que ce président que l'on voit amoindri par la maladie ait pu limoger le patron des renseignements Médienne. J'ai encore plus de peine à croire qu'il ait quelques aptitudes que ce soit à diriger ce pays. Derrière ce président ectolasmique, se cachent les hommes de l'ombre qui exécutent une partition bien huilée. On exhibe à l'occasion ce monsieur pour faire croire que ce pays est légitement gouverné. Parler d'humilation c'est se payer notre tête. Il ne fallait pas l'exhiber.

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