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A la une / Dossier

La grève a été largement suivie, hier, selon les organisateurs

Retraites : l’intersyndicale maintient la pression

La mobilisation dans le secteur de la santé est intacte. ©Archives Liberté

Le gouvernement reste sourd à la revendication des fonctionnaires et maintient, malgré la grève, le projet de révision du régime de la retraite.

à l’appel de l’intersyndicale autonome de la Fonction publique, une grève des fonctionnaires a été observée hier dans plusieurs secteurs. Selon une évaluation des organisateurs, le taux de suivi, au premier jour, est nettement supérieur au taux enregistré le 18 octobre dernier, soit au deuxième jour de la grève de la même intersyndicale. Dans sa déclaration rendue publique hier, l’intersyndicale fait état d’un suivi de la grève à hauteur de 75,30% dans le secteur de l’éducation, 74% chez les praticiens de la santé publique, 85% pour les vétérinaires, 75%  dans le secteur des fonctionnaires des communes, 35% au niveau de l’enseignement supérieur et 52% dans celui de la formation professionnelle. Commentant ces chiffres, le secrétaire général du Satef, Boualem Amoura, a affirmé qu’ils témoignent d’“une plus forte adhésion des travailleurs au mot d’ordre de la grève”, et ce, “malgré les intimidations du ministre du Travail, qui est en train de leurrer les travailleurs à travers ses déclarations”.
Le ministre Mohamed El-Ghazi a, en effet, dénoncé, hier, “des tentatives pour tromper l'opinion publique concernant le dossier des retraites”, en faisant état de “manœuvres de mauvaise foi” des syndicats autonomes.
La suppression de la retraite proportionnelle et sans condition d’âge est irrévocable, a-t-il indiqué, par ailleurs.
“On se demande qui trompe qui ?”, a ainsi réagi notre interlocuteur, pour qui “on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps, comme le fait le gouvernement”, pour la simple raison que “les chiffres qu’il avance sont faux”.
L’intersyndicale a dénoncé, par ailleurs, “les déclarations provocatrices qui exacerbent la tension déjà tendue”, condamné “la poursuite des méthodes d’intimidation et d’atteintes aux libertés syndicales” et demandé “au gouvernement d'en assumer la pleine responsabilité, avant d’insister sur l'ouverture des portes du dialogue conformément aux lois de la République”.
Aussi, devant l’impasse à laquelle s’achemine son bras de fer avec le gouvernement, l’intersyndicale se tourne actuellement vers les pensionnaires de l’APN, où sera discuté le projet de loi sur la retraite, pour récolter des soutiens et à tout le moins influer sur le cours des événements. Des membres de l’intersyndicale ont été reçus par des députés du groupe parlementaire du Parti des travailleurs, auxquels ils ont exposé leurs revendications et donné des informations sur la retraite, en comptant faire de même avec les autres groupes parlementaires. “L’intersyndicale a reçu des échos que des membres de la commission en charge du dossier ne sont pas vraiment convaincus par le projet du gouvernement”, a-t-on indiqué de même source, en émettant le souhait que “le gouvernement retire ce projet et permette une période de transition qui sera mise a profit pour engager un débat”, autour de la question.
L’autre déclaration du ministre du Travail, selon laquelle “la suppression de la retraite proportionnelle et la retraite sans conditions d’âge est irrévocable”, pousse également vers l’impasse. Les bases respectives des syndicats autonomes sont en ébullition. Les enseignants affiliés au Cnapest ont tenu, hier, leur assemblée générale dans les établissements d’éducation, durant laquelle ils ont procédé à l’évaluation du mouvement de protestation et envisagé l’escalade dans la protestation en cas de non-réponse aux revendications soulevées.
Une mission qui échoit au conseil national du syndicat, qui aura à prendre les décisions qu’il jugera nécessaires pour faire face au silence du gouvernement autour des revendications soulevées.

AMAR RAFA

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